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Soldats en exercice dans le camp de Satory, en juillet. THOMAS SAMSON / AFP

Le nouveau chef d’état-major, le général Thierry Burkhard, a présenté les derniers équipements de son armée, jeudi, dans le camp militaire de Satory, à Versailles.

Les Français vont bientôt revoir leurs soldats crapahuter dans des forêts ou des villages où ils n’avaient pas montré leurs treillis depuis longtemps. L’armée de terre a décidé de relancer ses « manœuvres en terrain libre », avec, comme le résume un porte-parole, « l’idée de se déployer de manière inopinée sur des territoires où on n’a plus l’habitude de la voir ».

Le plan s’inscrit dans la lutte contre le terrorisme en France, pour laquelle le président a appelé à une mobilisation. Il répond aussi à la nécessité de remonter le niveau d’entraînement des troupes, trop bas. « Un affrontement majeur doit être envisagé, il faut s’entraîner à un niveau plus dur », a déclaré, jeudi 10 octobre, le nouveau chef d’état-major de l’armée de terre, le général Thierry Burkhard, lors d’une journée de présentation de ses moyens, dans le camp militaire de Satory, à Versailles. La France affronte, selon lui, des adversaires « qui veulent eux aussi gagner, et qui ne nous feront aucun cadeau ».

Sur le territoire, avec ses quelque 7 000 hommes (moins en certaines périodes, jusqu’à 10 000 à d’autres), « l’opération “Sentinelle” est une première partie de la réponse, en coordination étroite avec les forces de sécurité », rappelle-t-il. « Elle est à la fois beaucoup plus réactive, souple et imprévisible » qu’après les attentats de 2015 – ce qui n’empêche pas les soldats de la juger ennuyeuse et peu efficace.

 

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Source : Le Monde

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