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La statue recouverte de peinture rouge est un emblème de la ville de La Roche-sur-Yon. Un énième acte de vandalisme en France qui scandalise.

Elle fut érigée en 1854. Surtout, elle est un symbole de la ville de La Roche-sur-Yon en Vendée, classée en 2019 monument historique. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la statue de Napoléon a été à son tour vandalisée, explique France Bleu. Maculée de rouge, la statue a quasiment changé de couleur. Un acte de vandalisme condamné par la Ville qui a décidé de porter plainte. « Je condamne cet acte », a notamment réagi le maire. Un sentiment de colère partagé par le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau : « C’est une atteinte inacceptable au patrimoine de la ville et à l’Histoire de France », a-t-il dénoncé.

Les faits se seraient produits en pleine nuit mais pourraient finalement rapidement être élucidés grâce à la présence de caméras de vidéosurveillance proches de la statue. De plus, des prélèvements ont été faits vendredi pour en savoir plus sur les auteurs de cet acte.

Une « maladie civique » pour Retailleau

Depuis plusieurs semaines, les actes de vandalisme se multiplient en France vis-à-vis de grands hommes de l’Histoire de France que certains considèrent comme « trop liés » au colonialisme : Christophe Colomb, Colbert, Louis XIV, de Gaulle, Voltaire pour ne citer qu’eux. Un mouvement amplifié après les manifestations aux Etats-Unis à la suite de la mort de George Floyd. La statue de Colbert devant l’Assemblée nationale avait été taggée du slogan : « Négrophobie d’Etat », comme l’évoque Le Figaro. En réaction, Christophe Castaner avait jugé que « tenter d’effacer le passé » était « le propre de la pensée totalitaire et le contraire même de l’Histoire ». Son secrétaire d’Etat lui avait emboité le pas précisant que « dégrader ou casser une statue » était « un délit » et était « illégal ».

A La Roche-sur-Yon, les travaux de nettoyage ont débuté, mais on s’inquiète de cette montée des violences. « Ce n’est pas simplement du vandalisme inspiré par une version archaïque de l’Histoire. C’est aussi l’expression de cette maladie civique qui touche une société française de plus en plus fracturée. Guerre des mémoires, guerre des religions, guerre des sexes… C’est aujourd’hui l’essence même du peuple français qui risque de se dissoudre », tempête Bruno Retailleau.

Source VA

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