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Manifestation anti-Brexit à Londres (Royaume-uni), le 8 janvier 2020. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Si les députés britanniques ont approuvé le texte qui permettra au Royaume-Uni de quitter l’Union européenne le 31 janvier, le chemin avant une sortie définitive est encore semé d’étapes et d’embûches.

Le Brexit, suite… et fin ? Jeudi 9 janvier, les députés britanniques ont donné leur feu vert à la sortie de l’Union européenne, après plus de trois ans de crise. Pour autant, la procédure de divorce entre l’UE et le Royaume-Uni s’annonce encore longue. Franceinfo vous détaille le calendrier et les dates-clés de ce long et tortueux processus de Brexit.

Le 13 janvier : les lords doivent se prononcer

Place à la Chambre des lords. Après que les députés ont achevé leur examen des termes du divorce négocié par le Premier ministre britannique Boris Johnson mi-octobre, c’est désormais au tour des membres – non élus – de la chambre haute du Parlement de donner leur avis.

Contrairement à la Chambre des communes, le chef du gouvernement n’y a pas de majorité. Donneront-ils eux aussi leur feu vert au texte ? L’ampleur de la victoire de Boris Johnson le mois dernier et l’approbation des députés rend improbable des changements majeurs sur l’accord. Les Lords commenceront leurs débats lundi 13 janvier, et le texte devrait revêtir force de loi d’ici au 22 ou 23 janvier. Il devra ensuite recevoir l’assentiment de la reine Elizabeth II.

Le 29 janvier : le Parlement européen doit ratifier l’accord

Pour entrer en vigueur, le texte encadrant ce Brexit devra aussi être ratifié par les députés européens. Ils attendaient de voir ce que Londres allait décider, échaudés qu’ils étaient par trois ans et demi d’atermoiements, mais ils devraient approuver l’accord deux jours avant la date fatidique.

Le 31 janvier : le Royaume-Uni dit « bye-bye » à l’Union européenne

En théorie, le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne le vendredi 31 janvier à minuit, une date déjà reportée trois fois depuis le référendum de 2016. Pour autant, pas de panique : les discussions seront loin d’être terminées sur la future relation entre les deux parties. Ainsi, le 31 janvier ne constitue qu’une sortie juridique et symbolique du Royaume-Uni de l’Union européenne, rappelle Le Figaro (article abonnés). Concrètement, tout ne changera donc pas du jour au lendemain.

Le 1er juillet : date butoir si Londres veut prolonger la période de transition

Après son départ de l’UE, le Royaume-Uni entrera dans une phase de transition. Durant cette période, ses relations resteront inchangées avec les 27 jusqu’au 31 décembre 2020. Ce délai doit permettre aux deux parties de nouer une nouvelle relation en termes de commerce et de sécurité. Il s’agira notamment de conclure un accord commercial entre les deux entités, ce qui devrait occasionner de nouvelles (longues) négociations. Le Royaume-Uni peut réclamer la prolongation de cette période pour un ou deux ans. Toutefois, si tel était le cas, le pays devrait en informer l’UE avant le 1er juillet.

Le 31 décembre : le divorce effectif ?

Ce sera, en théorie et avant une éventuelle prolongation, la fin des liens entre l’Union européenne et le Royaume-Uni tels qu’ils auront existé pendant quarante-sept ans. Le 31 décembre 2020, le pays aura ainsi définitivement quitté l’Union. Sans nouvel accord ou extension de la période de transition, les commerces et les transports risquent des perturbations majeures à cette période.

Toutefois, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est d’ores et déjà dite pessimiste sur ce calendrier, doutant que le Royaume-Uni et les 27 aient le temps nécessaire pour parvenir à un accord sur leurs futures relations. « Si nous ne pouvons pas conclure d’accord d’ici [fin] 2020, nous serons de nouveau au bord du précipice. Ce qui nuirait clairement à nos intérêts. Mais cela aurait plus d’impact sur le Royaume-Uni que sur nous », a-t-elle ainsi lancé face aux eurodéputés.

Source : France TV Info

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