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A man holds a smart phone with the icons for the social networking apps Facebook, Instagram and Twitter seen on the screen in Moscow on March 23, 2018. - A public apology by Facebook chief Mark Zuckerberg, on March 22, 2018 failed to quell outrage over the hijacking of personal data from millions of people, as critics demanded the social media giant go much further to protect privacy. (Photo by Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)

Théories du complot, contenu trompeur, remèdes miracles : depuis le début de l’épidémie de coronavirus en Chine, les fausses informations se propagent sur internet. Vendredi, le réseau social a présenté les mesures qu’il allait mettre en place pour lutter contre ces fausses informations.

Si vous êtes utilisateur de Facebook vous avez peut-être lu que la ville de Paris était placée en quarantaine à cause du nouveau coronavirus, que les Américains en étaient à l’origine, ou encore que boire de l’eau de Javel permettait de se soigner.

Ces affirmations sont autant de fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Afin de limiter leur propagation, le réseau social de Mark Zuckerberg a présenté vendredi les mesures qu’il allait mettre en place alors que le coronavirus a déjà tué 213 personnes en Chine et contaminé 9.816 autres au niveau mondial. Pour Facebook, l’enjeu est de taille. Retour sur un plan de bataille en trois axes.

Lutter contre les fausses informations

Il s’agit du nerf de la guerre. Ces derniers jours, les chercheurs ont documenté un nombre croissant de cas de désinformation sur le virus, allant d’explications racistes sur l’origine de la maladie à de fausses déclarations sur les remèdes miracles.

Ces allégations peuvent, selon Facebook, décourager les gens à se faire traiter, ou à prendre les précautions adéquates et donc favoriser la propagation du virus. Le réseau a donc indiqué qu’il « commencerait à supprimer le contenu contenant de fausses allégations ou des théories du complot signalées par les principales organisations mondiales de la santé et les autorités sanitaires locales qui pourraient nuire aux personnes ».

Des notifications sont par ailleurs envoyées aux personnes qui ont partagé ou tentent de partager des fausses indications. On leur signale ainsi que l’affirmation a fait l’objet d’une vérification. Sur Instagram, réseau social qui appartient à Facebook, le groupe a indiqué bloquer ou restreindre les hashtags utilisés pour diffuser de fausses informations.

Favoriser les informations vérifiées

Deuxième point mis en avant par Facebook : l’importance de fournir des informations utiles. Le réseau social explique être en coordination avec les principales organisations de santé pour rendre les informations plus accessibles pour les personnes.

Concrètement, au-dessus du fil d’actualité des utilisateurs un message sera déployé sur la base des consignes données par l’Organisation mondiale de la santé. Par ailleurs Facebook a indiqué qu’une fenêtre contextuelle contenant des informations vérifiées apparaîtrait pour toute recherche effectuée sur Facebook ou Instagram.

Des crédits publicitaires gratuits ont également été offerts aux organisations de santé mondiale afin de leur permettre de promouvoir des campagnes d’éducation sur le coronavirus dans les régions touchées.

La collecte de données

Le troisième volet de la réponse de Facebook consiste en un partenariat avec l’Ecole de santé publique de l’Université d’Harvard et l’Université nationale de Tsing Hua a Taiwan.

Le réseau social indique fournir des données agrégées et anonymisées mais aussi et des cartes de densité de population à haute résolution pour aider ses deux partenaires à préciser leurs modèles de prévision de propagation du virus. Facebook indique que toutes ces étapes ne sont pas totalement en place et que cela prendra du temps.

Reste un point noir toutefois, les informations partagées sur des groupes privés sont hors de portée de Facebook. Ils sont pourtant connus pour propager des complots sur de nombreux sujets.

D’autres réseaux sociaux ont également pris des mesures spéciales pour lutter contre les fake news. Twitter par exemple s’attaque au problème en incitant les personnes qui recherchent le mot « coronavirus » à viser le site du Centre national des statistiques de santé américain ou le site d’information officiel du Gouvernement en France. De son côté, Google a développé un partenariat avec l’OMS pour publier les dernières mises à jour de l’organisation et des conseils de sécurité.

Tifenn Clinkemaillie

Source : Les Echos

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