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A Melun, les anges gardiens tchétchènes veillent le soir sur les quartiers nord

Une vingtaine d’agents de sécurité tchétchènes ont été recrutés depuis décembre dernier pour assurer la tranquillité des halls et parties communes de quatre bailleurs sociaux de Melun, de 18 heures à 2 heures.

Ce ne sont pas des Robocop. Mais même sans armes ni chiens, leur présence en impose. Quand les correspondants de nuit tchétchènes débarquent à trois mercredi soir dans le hall de la tour du 17, avenue du Maréchal-Juin, dans le quartier de l’Almont à Melun (Seine-et-Marne), les jeunes qui s’y trouvent se dispersent comme une volée de moineaux!

Dans ce point de deal ultra-connu des quartiers nord, l’un prend l’ascenseur, les autres sortent par la grande porte. Après un bref salut avec les agents de sécurité, ceux qui occupaient le parvis se dispersent aussi, capuche relevée sur la tête.

Depuis décembre 2019, une vingtaine d’agents de sécurité tchétchènes de la société Protection + ont été recrutés par quatre bailleurs sociaux de Melun pour assurer la tranquillité résidentielle dans les halls et parties communes des immeubles. Ils se déplacent par trois, sept jours sur sept, dès que les gardiens ont fini leur service, de 18 heures à 2 heures du matin. Leurs cibles : vendeurs de stupéfiants dans les halls, auteurs de nuisances sonores ou de vandalisme…

«Maintenant, on fait plus de la médiation que du rapport de force»

« Globalement, cela se passe plutôt bien. Certains locataires nous remercient de notre présence. On a dix rues à faire chaque soir. On s’arrête une heure sur les points où il y a vraiment besoin : le 17, avenue du Maréchal-Juin, les deux tours des Mézereaux… Maintenant, on fait plus de la médiation que du rapport de force », commente le chef du groupe ce soir-là.

Selon lui, « au départ, les jeunes étaient agressifs. Ils commencent à savoir qu’on passera. Ils connaissent la voiture. Dès qu’on arrive, ça crie notre numéro de plaque ! Ils nous provoquent de loin. Mais quand on est devant eux, ils baissent la tête. »

Melun (Seine-et-Marne), le 7 octobre 2020. Le pare-brise de la voiture des correspondants de nuit est zébré après avoir été la cible d’un objet en verre. LP/Sophie Bordier

Il ne cache pas le pare-brise zébré de sa voiture de fonction. « Un objet en verre a été lancé de la tour du 17, Maréchal-Juin. Ils aiment provoquer… Mais ils ne vont jamais jusqu’à frapper. Alors nous, on n’utilise pas la légitime défense », assure-t-il.

Il insiste : « On reste dissuasif avec les mots. Mais il nous est déjà arrivé de leur parler plus fort pour qu’ils comprennent qu’ils doivent sortir du hall ou éteindre la musique trop forte parce que des locataires qui vivent au-dessus travaillent le lendemain… »

Pas de répit durant le confinement

Face aux nuisances sonores et au tapage nocturne, l’équipe reçoit au moins un appel par soir, arrivé au numéro d’astreinte et rebasculé vers eux. « Au 7, avenue Charles-Péguy, on nous a appelés plusieurs fois pour du bruit, toujours dans le même appartement. Un suivi social et un dossier d’expulsion sont en cours. » Le confinement leur a-t-il permis de souffler? « Pas du tout! On a continué à travailler. Et les dealers aussi! »

La coopération avec la police se passe bien. « Un jour, la police municipale nous parle d’un logement vide et squatté par des dealers au 5, rue Joachim-du-Bellay, aux Mézereaux. On y va pour constater : c’était vide. Le lendemain, le logement a été condamné par le bailleur, 3F. »

L’équipe assure obtenir des résultats : « Aux 16-21, rue d’Estienne-d’Orves, au 47, rue Lavoisier, il n’y a plus de vente de stups. » Mais impossible de nier que les gros points de deal perdurent comme au 17, avenue du Maréchal-Juin, aux 27-29 avenue Saint-Exupéry. « En venant tous les soirs, on les empêche de travailler pendant une heure… », sourit-il.

Activité en berne pour trois garages clandestins

Autre exemple d’actions concrètes depuis leur intervention : la fin d’activité de trois garagistes clandestins au square de Lorient. « Ils travaillaient sur le parking et ils avaient même descendu un fil électrique d’un des étages de la tour pour brancher leur matériel ! », raconte un des agents.

Jusqu’à présent, ils n’ont jamais utilisé le droit que leur confère l’article 73 du Code pénal, celui d’immobiliser des personnes prises en flagrant délit et d’appeler la police. Apparemment, ce n’est pas simple. « Pour la vente de stupéfiants, on voit les files d’attente dans les escaliers. Mais tout le monde s’enfuit quand on arrive ! »

«Ça rassure de les croiser le soir en rentrant chez soi»

Le dirigeant de Protection + salue le travail de ceux qu’il appelle « mes garçons ». « Tous ceux que j’emploie à Melun sont Tchétchènes. Ils sont très très courageux. 80 % d’entre eux ont fait la guerre contre les Russes. Comment peut-on avoir peur d’une tour après ça, pointe-t-il. Ils inspirent le respect, ont des règles de conduite. Je n’ai pas eu une seule plainte sur eux pour un outrage ou des coups et blessures dans toute la France. »

Les représentants de locataires sont plutôt contents. « Le plus important, c’est qu’ils soient là. Ça rassure de les croiser le soir en rentrant chez soi. Avant, il n’y avait personne, on avait un sentiment d’abandon », commente Jean Mepandy (CSF). Il souhaite voir leur service s’étendre au-delà de 2 heures du matin.

Un avis partagé par Pierre Houy, de l’association de défense des locataires et du cadre de vie de l’agglomération melunaise. « 2 heures du matin, c’est l’heure où la police municipale s’arrête aussi. Et la police nationale ne se déplace pas toujours pour les troubles de voisinage car on nous dit qu’il y a plus urgent… » Le chef de groupe des agents de sécurité comprend. « C’est vrai qu’il y a des endroits où ça bouge 24 heures sur 24. Nous, si on nous demande, nous sommes disponibles… »

Le suite sur le parisien

Patriote.info : Vous ne rêvez pas il s’agit bien de milices étrangères sur le territoire français, la dégradation est telle que l’état laisse la population gérer sa propre sécurité, peu importe si c’est un gang rival à un autre qui vous «protège».
Attention, pas n’importe quelle population peut se permettre de constituer une milice en France. Si vous aviez l’idée de former une milice de français de souche pour patrouiller dans votre quartier vous auriez de graves problèmes avec les autorités et surtout avec les médias. Par contre des tchétchènes ça passe crème, ils sont même valorisés.
Cette milice n’est pas un épiphénomène, ce sont les prémices d’une libanisation et une tendance de fond en matière de sécurité. L’état se détache petit à petit de ses missions régaliennes et va concentrer de plus en plus les forces de sécurités à la protection de l’oligarchie illégitime qui dirige le pays, une garde prétorienne en quelque sorte. Vous et moi auront de moins en moins de protection.
Comment en est-on arrivé là me demanderez vous ?
La réponse est l’argent. Toutes les recettes de l’état (vos impôts) ne sont plus utilisées pour votre sécurité ou votre bien être. Les flux sont redirigés ailleurs et c’est cela que les gilets jaunes au début du mouvement dénonçaient : «où va l’argent ?»
C’était la seule question qui dérangeait vraiment le gouvernement avant que l’extrême gauche ne reprenne en main ce mouvement social et appelle à plus de dépenses sociales, donc à plus d’impôts… dont on ne connait pas la destination finale.

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