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Selon les informations de « L’Express », l’entreprise qui rénovait la flèche de la cathédrale a connu un départ de feu sur un autre chantier début avril.

C’est une révélation qui sème le trouble. Selon les informations de L’Express, l’entreprise Le Bras Frères est déjà impliquée dans un départ de feu. Celui-ci se serait passé sur un autre de ses chantiers au début du mois d’avril. C’est sa filiale Europe Échafaudage, qui a monté l’échafaudage sur la tour de Notre-Dame. Le 1er avril, Le Bras Frères rénovait la scène musicale de la MJC de Belleville-sur-Meuse (Meuse) lorsqu’un incident s’est produit. Selon L’Est républicain, c’est un passant qui a alerté les pompiers après avoir observé un départ de feu sur le lieu des travaux. L’incendie a été rapidement maîtrisé, en « dix ou quinze minutes », précise un pompier à L’Express, et les dégâts sont limités.

Selon L’Est républicain, qui cite le bureau de contrôle technique, le feu était à « combustion lente », ce qui pourrait expliquer qu’il n’ait été détecté qu’après la fermeture du chantier. Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est également le cas pour l’incendie de Notre-Dame. Cités par le quotidien régional, les techniciens affirment qu’une découverte plus tardive de l’incendie aurait pu conduire à une destruction totale de la structure en bois du bâtiment. Un porte-parole de l’entreprise Le Bras Frères affirme à L’Express que pour ce départ de feu « les causes exactes […] n’ont pas été établies ». Il affirme aussi que « le chantier a repris le lendemain ».

L’entreprise porte la responsabilité de l’incident

Mercredi 17 avril, deux jours après l’incendie, l’entreprise Le Bras Frères a « exclu de fait toute responsabilité » dans l’incendie auprès de l’Agence France-Presse. « Quand on quitte un chantier, on doit couper toute l’électricité, le disjoncteur du chantier, fermer la porte à clef et remettre les clefs à la sacristie de la cathédrale, ce qui a été fait et dûment noté dans les cahiers », a ajouté un porte-parole. Selon lui, les salariés présents sur le chantier et entendus par la police judiciaire ont « confirmé qu’il n’y avait pas de point chaud sur l’échafaudage » et n’avoir effectué « aucun travail de soude ». Le premier ouvrier aurait quitté le chantier à 17 h 20 et le dernier à 17 h 50 descendant « par les deux ascenseurs qui desservaient l’échafaudage ».

Concernant le départ de feu de la MJC, L’Express précise que le sinistre aurait fait l’objet « d’un arrangement amiable » avec la communauté d’agglomération du Grand Verdun. L’entreprise porte la responsabilité de l’incident et a pris en charge les dégâts et les fragilités qui y sont liés.

Source : Le Point

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