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L’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, au Sénat, à Paris, en septembre 2020. // STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Agnès Buzyn convoquée devant la CJR : Emmanuel Macron aussi doit « rendre des comptes », selon Alexis Corbière

« J’aurais du mal à croire que seul un ministre (…) ait des comptes à rendre », a tranché l’Insoumis.

Agnès Buzyn simple « lampiste de service » ? Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière a estimé que l’ancienne ministre de la Santé, convoquée devant la Cour de justice de la République (CJR), ne devait pas être le « fusible » d’Emmanuel Macron dans sa gestion de la crise sanitaire.

« C’est une bonne chose qu’il y ait un principe de responsabilité, en Ve République, c’est un peu l’irresponsabilité (….), là il est bon qu’une ex-ministre vienne tout de même s’expliquer devant la justice sur son attitude face à une crise qui a eu des conséquences très graves », s’est réjoui le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon.

Mais « je ne voudrais pas qu’on mette en scène le fait qu’il y ait un fusible en quelque sorte et que le président de la République qui concentre tous les pouvoirs ne rende aucun compte », a-t-il ajouté.

« J’aurais du mal à croire que seul un ministre, un peu le lampiste de service dans cette affaire , ait des comptes à rendre, et que ça ne remonte pas aussi à ceux qui concentrent le pouvoir (…), les conseillers santé du président de la République et le président de la République lui-même », a insisté le député de Seine-Saint-Denis.

« L’Élysée contrôle de près »

« On sait tous comment cela fonctionne : Matignon contrôle cela de près et l’Élysée aussi contrôle cela de près », a-t-il souligné.

L’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui avait démissionné en 2020 au début de l’épidémie de Covid-19 pour briguer la mairie de Paris, est convoquée vendredi devant la Cour de justice de la République (CJR) en vue d’une possible mise en examen.

Cette convocation à la CJR, seule juridiction habilitée à juger des ministres dans l’exercice de leur fonction, a lieu dans le cadre de l’enquête menée depuis juillet 2020 sur la manière dont le gouvernement a géré la pandémie.

« Il y a une responsabilité politique et Madame Buzyn ne peut pas être le bouc-émissaire , car elle pourra dire sans doute (…) qu’elle avait envoyé de nombreuses notes à Emmanuel Macron », a aussi mis en garde le président de Debout La France Nicolas Dupont-Aignan sur RMC . « Je ne la porte pas dans mon cœur (…), mais attention, elle obéissait au président de la République », a-t-il insisté.

Source : Boursorama

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