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L’exécutif a mis de côté 1,5 milliard d’euros pour mener à bien cette campagne. 90 millions de doses de vaccins ont été préréservées, selon « Les Échos ».

Depuis l’annonce la semaine dernière d’un vaccin efficace à 90 % contre le Covid-19, mis au point par les sociétés Pfizer et BioNTech, la France a intensifié sa préparation d’une campagne de vaccination exceptionnelle, encore plus importante que celle de 2009 contre la grippe A (H1N1). Selon les informations de nos confrères des Échos, le gouvernement a provisionné 1,5 milliard d’euros dans le budget 2021 de la Sécu pour obtenir des vaccins, organiser la logistique et rémunérer tous les professionnels impliqués dans la distribution, les injections et le traçage.

Toujours d’après le journal économique, l’exécutif a sécurisé 90 millions de doses auprès de sept fournisseurs pour le premier semestre 2021, grâce aux préréservations de l’Union européenne, qui négocie avec les groupes pharmaceutiques pour la France. Dans le cadre du vaccin développé par le laboratoire américain Pfizer et l’entreprise allemande BioNTech, le ministre de la Santé Olivier Véran avait d’ailleurs indiqué jeudi 12 novembre, lors du point presse sur le confinement, que l’exécutif avait acheté cinquante super-congélateurs pour stocker le produit, qui doit être maintenu à – 80 degrés. « C’est un chantier monumental, le chantier de la vaccination », avait-il avancé.

Des premières livraisons dès janvier

L’Europe analyse par ailleurs le vaccin du laboratoire américain Moderna, qui est devenu lundi 16 novembre le troisième projet soumis à un « examen continu » par l’Agence européenne des médicaments, après ceux d’Oxford/AstraZeneca puis de Pfizer/BioNTech. Le vaccin de Moderna est le plus efficace annoncé à ce jour, avec un risque de tomber malade réduit de 94,5 %.

Selon Les Échos, si tous les projets déjà sécurisés par l’Union européenne obtiennent une autorisation de mise sur le marché, la France pourrait théoriquement vacciner les trois quarts de sa population, soit 45 millions de personnes, avec deux doses pour chacune d’entre elles. Les premières livraisons pourraient intervenir dans le courant du mois de janvier, avec 4,4 millions de doses prodiguées par le groupe AstraZeneca et, 3,5 millions par l’alliance Pfizer/BioNTech. D’autres vaccins, dont celui de Moderna, pourraient aussi être livrés en février.

Samedi dernier, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait déclaré prévoir de donner son avis favorable à un premier vaccin « d’ici la fin de l’année » en vue d’une distribution « à partir de janvier », « si les données (cliniques) sont solides ». En lançant un vaccin en janvier, ses premiers effets sur la propagation du virus « seront visibles dans cinq à six mois, essentiellement l’été prochain », avait estimé Guido Rasi, directeur de l’EMA.

Source : Le Point

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