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Le ministre de la Santé a notamment demandé à la revue « une relecture des données brutes telles qu’elles avaient été livrées ».

Besoin d’éclaircissements. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a écrit à The Lancet à la suite des critiques et doutes qui se sont multipliées sur les données utilisées dans une étude rejetant les bénéfices de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, étude publiée par la revue scientifique, a déclaré la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ce mercredi.

Olivier Véran a notamment demandé à la revue « une relecture des données brutes telles qu’elles avaient été livrées ». La France s’est prononcée la semaine dernière contre l’utilisation du médicament pour soigner le Covid-19 après cette publication dans The Lancet, qui soulignait un risque de décès plus élevé avec l’hydroxychloroquine, même si Sibeth Ndiaye a assuré que cette suspension était basée sur plusieurs études outre celle du Lancet.

La revue a pris mardi ses distances en reconnaissant dans un avertissement formel que « d’importantes questions » planaient à son sujetThe Lancet souhaite « alerter les lecteurs sur le fait que de sérieuses questions scientifiques ont été portées à (son) attention » au sujet de cette étude, indique la revue.

Cet avertissement a été publié mardi soir sous la forme d’une « expression of concern » (« expression de préoccupation »), déclaration formelle employée par les revues scientifiques pour signifier qu’une étude pose potentiellement problème.

L’express

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