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COVID-19 : Qui soigner?

Des médecins épuisés crient au secours. Dans La Presse, certains intensivistes parlent à cœur ouvert.

Le docteur Michel de Marchie, de l’unité des soins intensifs de l’Hôpital juif, s’épuise depuis un an à soigner les covidés. Il ose nommer l’innommable : «Ces gens-là ne devraient pas venir à l’hôpital», dit-il à propos de ceux qui nient l’existence du virus et de ceux qui ne respectent aucune des directives gouvernementales.

Le Québec est désormais sous couvre-feu et on parle du protocole de triage des malades. Autrement dit, qui soigne-t-on et qui laisse-t-on mourir?

Pendant ce temps, les complotistes qui nient l’existence de la COVID-19, les anti-masques et les anti-vaccins s’agitent et continuent de convaincre de nouveaux adeptes à leur cause délirante.

Illuminés

Les Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux viennent à peine de s’amender en bloquant les comptes de dizaines de milliers d’abonnés illuminés, Donald Trump au premier chef.

Or Trump a soufflé le chaud et le froid en encensant les «machos» sans masque et en maintenant une position ambiguë et ambivalente sur l’efficacité du vaccin. Il a attrapé le virus et contaminé des proches. Mais à titre de président des États-Unis, les grands médecins l’ont soigné. Son traitement-choc a coûté un million de dollars. Après quelques jours d’hospitalisation, il est retourné à la Maison-Blanche où on l’a vu retirer son masque.

Les médecins sont tenus, en vertu du serment d’Hippocrate, de sauver la vie de tous leurs patients, même les plus récalcitrants. C’est donc dire que le cri du cœur de certains intensivistes doit nous interpeller.

Doit-on soigner un patient atteint de la COVID-19 qui nie son existence et a contaminé tous ceux qu’il a croisés? Doit-on soigner les anti-masques alors qu’ils n’ont de cesse de s’exposer publiquement sans égard pour les autres en criant à la violation de leur «libaarté» personnelle? En insultant aussi les «caves» et les «dictateurs» qui nous gouvernent. Cela jusqu’à ce qu’ils aient le souffle court, des migraines à leur arracher ce qui leur reste de cerveau et qu’ils débarquent dans une salle d’urgence.

Il faut noter qu’à ce jour, sauf exception, même les plus endoctrinés, attachés à leur liberté, réclament d’être soignés.

Délire

Quant aux anti-vaccins, ils sont redoutables, car ils ont tendance à entraîner leurs enfants dans leur délire.

Car le vaccin contre la COVID-19 n’est qu’un des vaccins dont ils se méfient. On retrouve ce type de gens dans toutes les classes sociales. Même parmi les travailleurs de la santé, même chez les enseignants. Ce sont des diffuseurs du virus.

Que des médecins posent la question de la sélection des patients atteints de COVID-19 démontre l’état de la santé publique. En partie à cause de ces activistes et des tricheurs.

À quoi sert la Charte des droits et libertés en ce temps de peur et d’angoisse? Les porteurs de mort que sont les anti-vaccins, les anti-masques et les chantres d’un cataclysme universel ne doivent-ils pas rendre des comptes en assumant les conséquences de leurs croyances délirantes?

Doit-on les soigner s’ils attrapent la COVID-19? Doit-on restreindre leur liberté actuelle de circuler? Doit-on plutôt censurer leurs écrits?

Voilà le dilemme actuel au Québec, société qu’on croyait raisonnable.

Denise Bombardier

Journal du Québec


Patriote Info

Les camps pour complotistes ne sont plus très loin.

Si vous remettez en question une pandémie qui détruit l’économie occidentale pour sauver quasiment personne à l’échelle de la population mondiale vous êtes un illuminé.

Et tans pis si ce sauvetage infime tuera bien plus de monde à moyen et long terme à cause des dépressions, de la paralysie des hôpitaux, des privations de soins d’autres maladies, des faillites, de l’explosion de la précarité qui se termineront par des suicides massifs.

Le bon sens a définitivement quitté le cerveau de certains.

D’ailleurs à ce compte là, bricolage et loisirs de plein air seront considérés d’ici peu comme des activités particulièrement dangereuses.

Il faudra les réglementer… Avant de vous en priver complètement.

En France, en moyenne 400 000 personnes victimes d’un accident de la vie courante vont garder de lourdes séquelles (handicap, invalidité) et 20 000 personnes vont décéder.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, chaque année, les accidents de la vie courante sont responsables de quatre fois plus de décès que les accidents de la route.
Asso Maisondesvictimes

S’ils vous ont enfermé pour un virus qui a tué 0.026% de l’humanité ils n’hésiteront pas une seconde à vous boucler pour vous sauver d’une partie de volley ball où vous pourriez mourir d’un arrêt cardiaque, croyez-moi.

Il suffira de vous terrifier pendant 6 mois en focalisant votre attention avec les médias sur tel ou tel activité et elle disparaitra pour toujours.

Si vous ne croyez pas à la mortalité de cette pandémie, aux yeux certains journalistes, vous êtes un mécréant. C’est factuel, et dans cette article, ils commencent à se poser la question suivante : les non-croyants doivent-ils vivre ou mourir ?

Tiens, ce raisonnement me rappelle un autre groupe de personnes particulièrement actif au Moyen-Orient.

Bref, voici une image qui a le mérite d’être clair sur ce projet de sauvetage mondial.

Some socialists are more equal than others. - Imgflip

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