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Le port du masque obligatoire dans un centre d'appel à Favars (Corrèze), en août 2020. (PHILIPPE GRAZIANI / FRANCE BLEU LIMOUSIN)

Cette mesure, qui entre en vigueur au 1er septembre, concerne également les open spaces. Les masques, devenant un équipement de protection individuel, seront à la charge de l’employeur.

Le port du masque devient obligatoire en entreprise le 1er septembre, sauf dans les bureaux individuels, a annoncé la ministre du Travail, Elisabeth Borne, mardi 18 août lors d’une réunion avec les partenaires sociaux, a appris franceinfo. Les salariés devront désormais porter leur masque partout où l’on est susceptible de se croiser. Cela vaut ainsi pour les open spaces, les bureaux ouverts.

« Il est nécessaire de systématiser, comme l’a préconisé le Haut conseil de la santé publique, le port du masque dans tous les espaces de travail qui sont clos et partagés« , comme les « salles de réunions, couloirs, vestiaires, open space« , a indiqué la ministre du Travail, après deux heures de visioconférence.

La ministre du Travail s’est basée sur un avis du Haut conseil de la Santé publique en date du 14 août, portant sur la transmission du coronavirus par aérosol.

La présence d’un plexiglas ne dispense pas du port d’un masque, a précisé de son côté le secrétariat d’État à la Santé au travail.

Le masque, devenant ainsi un équipement de protection individuel, n’est pas à la charge du salarié. Ce sera à la charge de l’employeur, jusqu’ici il s’agissait d’une recommandation. La ministre du Travail a également encouragé les employeurs à favoriser le télétravail.

Ce sera aux entreprise de faire respecter le protocole. Le salarié qui refuserait de porter son masque s’exposera donc à des sanctions disciplinaires.

Gare aux mesures « trop coercitives » avait alerté le Medef

Avant même qu’Elisabeth Borne, la ministre du Travail, ne présente aux partenaires sociaux, en visioconférence, les mesures destinées à être appliquées à la rentrée dans les entreprises contre l’épidémie de coronavirus, Patrick Martin, le président délégué du Medef, avait mis en garde sur franceinfo contre des « mesures générales trop coercitives ».

« Il y a une dimension pratique et symbolique », dans le fait d’imposer le port du masque en entreprise pour Patrick Martin. « Cela établirait dans l’esprit des salariés que la pandémie est revenue plein pot, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. Il ne faut pas envoyer un contre signal en signifiant que notre pays va se mettre à l’arrêt parce que ce serait fatal, notamment sur le plan de l’emploi. » 

Source : France TV Info

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