PARTAGER
© Sputnik . Oxana Bobrovitch

Plusieurs villes et départements ont réintroduit le port obligatoire du masque, que ce soit à l’extérieur ou dans les lieux soumis au pass sanitaire. La tendance tend à se généraliser avec l’apparition de la cinquième vague, mais suscite quelques oppositions dans le monde politique.

Le port du masque obligatoire a été étendu ou renforcé dans plusieurs départements face à la hausse des contaminations. D’après un décompte du Parisien, neuf départements (Nord, Marne, Loir-et-Cher, Haut-Rhin, Saône-et-Loire, Hérault, Alpes-Maritimes, Ariège et Vendée) l’exigent à l’extérieur, et pas seulement lorsqu’il y a foule (gares, écoles, marchés, files d’attente, etc.). Les restrictions varient selon les zones et ne concernent parfois que des villes.
De plus, dans les métropoles de 12 départements (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vienne, Loir-et-Cher, Creuse, Lozère, Rhône, Marne, Hautes-Alpes, Haute-Savoie, Bas-Rhin et Alpes-Maritimes), le port du masque est à nouveau obligatoire à l’intérieur, même dans les lieux qui demandent le pass sanitaire.
Le quotidien souligne ainsi l’hétérogénéité des mesures sur l’ensemble du territoire, avec des départements à faible taux d’incidence qui ont renforcé les restrictions, face à des départements plus touchés où celles-ci sont moins strictes. Le gouvernement a tout de même imposé depuis le 15 novembre à toutes les écoles d’imposer le masque aux élèves et aux enseignants.

Contre le masque

Le maire de Cannes David Lisnard, candidat à la présidence de l’Association des maires de France, a affirmé sur Public Sénat que « le masque en extérieur, on sait que ça ne sert à rien, sauf s’il y a une densité stagnante, comme sur un marché ». Il dénonce dès lors des « lois inutiles » qui « affaiblissent les lois nécessaires ». « Ça démotive le citoyen et ça tue un peu le lien civique ».
Invitée sur Franceinfo, Marine Le Pen a exprimé son opposition au port du masque chez les enfants de cinq à 12 ans tel qu’annoncé lundi. Un avis partagé par un autre candidat à la présidentielle, Jean-Frédéric Poisson, pour qui « le masque à l’école est une ineptie ».

Cinquième vague

Rappelant que le variant actuel est « extrêmement transmissible », le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a mis en garde ce mercredi sur France Inter contre un relâchement des gestes barrières.
« Si je porte un masque ce matin, ce n’est pas par hasard. Il faut qu’on remette le masque. Je sais que c’est difficile, je sais que tout le monde en a marre, moi le premier », a-t-il insisté.
Selon lui, la cinquième vague de l’épidémie « est là depuis la mi-octobre » en Europe et devrait s’accélérer « dans les prochaines semaines ». Il affirme que cette nouvelle hausse de cas « n’est pas un échec des vaccins », tout en concédant qu’ils « perdent une partie de leur efficacité après six mois » et « protègent assez peu et mal contre la transmission et l’infection ».
Pour lui, une « troisième dose pour tous » sera nécessaire et il évoque même la « construction d’un vaccin régulier, comme la grippe, tous les ans ». Quant à la vaccination des 5-12 ans, il attend de voir « s’il y a des effets secondaires » aux États-Unis, où la décision a déjà été prise.

Source : Sputnik

Publicité