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Depuis un mois, deux policiers accompagnent l’ancienne ministre de la Santé et candidate à la Mairie de Paris dans tous ses déplacements.

Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, bénéficie d’une protection policière octroyée par le ministère de l’Intérieur. Selon une source de la Place Beauvau, cette surveillance devrait prendre fin dès son retour sur le pavé parisien. Agnès Buzyn reste la candidate LREM pour le second tour des municipales à Paris.

Deux policiers, dont l’un conduit le véhicule banalisé de la sous-direction des moyens mobiles du service de la protection (SDLP, ex-SPHP), la prennent en charge dans ses déplacements quotidiens. « Elle n’est pas protégée en tant qu’ancienne ministre, précise une source au sein du SDLP, car seuls les ex-ministres à des fonctions régaliennes peuvent prétendre à une protection onéreuse. »

Menaces, antisémitisme, complotisme

Harcelée, vilipendée notamment sur les réseaux sociaux pour sa gestion de la crise sanitaire depuis le déclenchement de la première alerte sur le coronavirus, l’ex-ministre a, semble-t-il, fait l’objet de menaces. Interrogé, son entourage n’a pas souhaité en préciser la nature. Les attaques antisémites à son encontre et à l’encontre de son mari, le professeur Yves Lévy, qui a été régulièrement diffamé par une horde de complotistes au prétexte d’un différend scientifique avec Didier Raoult, le savant de Marseille, ont poussé les policiers de l’Uclat, l’unité du ministère de l’Intérieur, désormais fondue au sein de la DGSI, chargée d’évaluer les menaces contre les personnalités, à préconiser une protection de la ministre.

Avec deux policiers qui la suivent, Agnès Buzyn est classée « Uclat 4 ». Dans le jargon des policiers de la protection rapprochée, la mission s’apparente davantage à de l’accompagnement qu’à une protection stricto sensu liée à une menace précise. Lorsque la vie d’une personnalité est menacée physiquement, elle est classée Uclat 1 ou Uclat 2 avec un nombre plus important de fonctionnaires de police en surveillance.

Contactée, Agnès Buzyn n’a pas donné suite à nos sollicitations.
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