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#Chroco

« A ma connaissance, aucun média n’en a parlé, mais, il s’agit pourtant d’une grossière manipulation.

Qui en est le responsable ? Jean-Francis Treffel, le préfet ? Jean-Jacques Coiplet, le directeur général de l’Agence Régionale de Santé « Pays de Loire » ? Geneviève Chêne, directrice de Santé Public France ? Jérôme Salomon, Directeur Général de la Santé ? Le Ministre Olivier Véran ? Le Premier Ministre ? On ne sait pas. Mystère…

Mais revoyons les faits :

Le 16 juillet 2020, début de matinée, j’allume la télé « Le préfet de la Mayenne annonce un renforcement des mesures pour faire face à cette reprise de l’épidémie dans le département » s’exclame Thomas Misrachi en tendant le micro à sa collègue Roselyne Dubois, spécialiste santé de BFM-TV « Oui, notamment le masque, recommandation appuyée dit le préfet. Il était obligatoire déjà par arrêté municipal confirmé par la préfecture dans six municipalités, puis avec le Premier Ministre qui dit que dès la semaine prochaine ce sera obligatoire dans tout le pays, ça va accélérer évidemment son port, qui encore une fois, on le répète, est nécessaire, surtout dans ce département, hein. L’ARS est revenue sur les chiffres, donc on est, on a franchi le seuil d’alerte, pour l’incidence, le taux d’incidence c’est le nombre de nouvelles contaminations pour 100.000 habitants, on est à 50, la moyenne nationale est à 5 et demi. Cela vous donne un peu une idée de l’ampleur du phénomène en Mayenne »

Avec ça, si on ne terrorise pas encore toute la population…

Même le Ministre s’en mêle et en rajoute une couche : « La situation en Mayenne, elle est problématique aujourd’hui, avec un taux d’incidence supérieur à la moyenne nationale, c’est pourquoi nous augmentons massivement la capacité de tests sur place, massivement »

Sauf qu’au rythme où ils testent en Mayenne, il faudra plus de 8 mois pour avoir testé les 300.000 Mayennais de plus de 10 ans !

Mais, franchement, quelle affaire !

Car en réalité, à 50 cas pour 100.000 habitants, nous sommes encore très très loin d’un seuil épidémique lors d’une infection à virus respiratoire.

Vérifions ensemble ce point crucial

Il suffit d’ouvrir à la page 56 le bulletin annuel 2018 du « réseau Sentinelles » (dont nous avons parlé, souvenez-vous, dans ma chronique N°1 qui abordait une thématique finalement assez semblable à celle du jour. Nous nous posions alors la question de savoir si le virus circulait encore, et là, s’il circule beaucoup plus ?)

Le seuil épidémique pour chaque épidémie à virus respiratoire (syndromes grippaux) depuis 1985 et jusqu’à 2018 (dernière année pour laquelle le réseau Sentinelles a publié un bilan annuel) a constamment été fixé entre 150 et 200 cas pour 100.000 habitants.

Pour bien comprendre, prenons l’exemple de l’épidémie de syndromes grippaux 2018-2019. Nous avons ajouté une ligne horizontale à 50 cas pour 100.000 habitants, seuil d’alerte pour la Mayenne ce 16 juillet 2020.

Lire la suite sur : France Soir

Source : Profession Gendarme

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