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Le commissaire européen Thierry Breton avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, le 4 décembre 2019, à Bruxelles. - © Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Le commissaire européen Thierry Breton a expliqué que Bruxelles «juge[ait] nécessaire» la réforme des retraites. Dans le même temps, en France, les manifestations se poursuivent contre ce projet.

Sans surprise, Bruxelles soutient la réforme des retraites. C’est ce que vient de déclarer Thierry Breton, le nouveau commissaire européen au marché unique et au numérique, au micro d’Europe 1, ce 9 décembre. Il a ainsi affirmé que «la Commission européenne juge[ait] nécessaire toutes les réformes qu’il faut mener sur l’ensemble du continent, et notamment celle-ci». En clair, non seulement la France doit réformer ses retraites, à en croire la Commission européenne, mais les autres pays européens vont eux aussi devoir y passer.

Pour ceux qui n’avaient pas compris, Thierry Breton ajoute : la réforme «est perçue comme nécessaire compte tenu de l’évolution» de l’espérance de vie «et aussi de la nécessité absolue d’avoir des régimes équilibrés».

Alors que le mouvement de grève se poursuit, avec un deuxième rassemblement le 10 décembre, qui fait suite à celui du 5 décembre, réunissant entre 800 000 et 1,5 million de personnes dans les rues, Thierry Breton ne retient que les perturbations dans les transports occasionnées par les grèves. «J’entends ce qui se passe dans mon pays, et je pense à toutes celles et ceux qui sont en difficulté ce matin. On espère qu’on saura trouver les moyens pour mener à son terme» la réforme, dit-il sur Europe 1.

Pour conclure, le représentant de la France à Bruxelles ne tarit pas d’éloges sur Emmanuel Macron : «Il y a beaucoup de confiance» dans la capacité à mener la réforme du président de la République qui est «vu ici de Bruxelles comme étant quelqu’un qui a commencé à réformer en profondeur le pays».

La classe politique réagit

Ces propos ont suscité un tollé dans l’opposition. «L’UE ne se cache même plus ! Quel malheur que les syndicats et la quasi totalité des partis d’opposition ne mentionnent pourtant absolument jamais l’origine européenne des textes de régression sociale…Cela donnerait un sens inouï aux mobilisations !», a affirmé le fondateur des Patriotes, Florian Philippot.

«Quel aveu, Paris ne dirige plus rien, Bruxelles nouvelle capitale de la France !», s’est indignée l’eurodéputée RN Dominique Bilde.

Charles-Henri Gallois, trésorier de l’UPR est même allé plus loin affirmant que «cette réforme vient de l’UE. Toute la feuille de route économique et sociale est contenue dans les GOPÉ !».

 

Source : RT France

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