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Malgré les grèves, le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP) assure qu'on "est loin, très très loin d’une pénurie ou d’une crise majeure." Pour le moment... Photo AFP

C’est Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières, qui l’a révélé ce mercredi. Cette décision devrait donc exclure tout risque de pénurie.

La France a commencé à puiser dans ses réserves stratégiques de carburant, permettant d’écarter le risque de pénurie, malgré les grèves, a déclaré, ce mercredi, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux.

« On est loin, très très loin d’une pénurie ou d’une crise majeure« , a-t-il déclaré à l’Agence France Presse (AFP). « On ne peut pas préjuger de ce qui va se passer après, dans les jours qui viennent, mais pour l’instant […] on est très loin d’une crise« , a-t-il assuré.

La CGT avait déclaré, mardi, que sept des huit raffineries de France métropolitaine étaient bloquées, dans le cadre des grèves contre la réforme des retraites. « Toutes les raffineries fonctionnent » mais « ce qui fluctue, ce sont les chargements en camions ou pipeline« , a précisé Francis Duseux.

200 dépôts pétroliers et 11.000 stations-service

L’approvisionnement des quelque 200 dépôts pétroliers et 11.000 stations-service du réseau français est toutefois, selon lui, assuré par le recours aux stocks stratégiques [lire cicontre] qui peuvent être libérés par le gouvernement. « On n’a pas mal débloqué de stocks stratégiques depuis le début de la crise, ce qui nous permet de tourner », explique le président de l’UFIP, qui représente des entreprises comme BP, Esso, Total etc.

« Chaque fois qu’il y a eu un conflit de ce genre-là […] on les utilise, il y a beaucoup de flexibilité de la part du gouvernement. »

La France avait, par exemple, eu recours à ces stocks lors de la mobilisation sociale contre la loi Travail au printemps 2016. « La police systématiquement débloque les dépôts »,
dit aussi Francis Duseux.

S’agissant des stations-service, l’UFIP comptabilisait, mardi soir, 2,6 % des structures en « défaut », c’est-à-dire en rupture d’un produit (essence ou gazole) ou des deux produits. Soit un peu moins de trois cents stations sur onze mille.

« Il semblerait que la situation dans les stations-service s’améliore de beaucoup » et « pour l’instant il n’y a pas de point chaud« , estime Francis Duseux.

Source : Var Matin

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