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Alexander Novak, ministre russe de l'énergie, et son homologue saoudien Abdelaziz bin Salman Al-Saoud, lors du sommet de l'OPEP du 6 décembre - © Leonhard Foeger/Reuters Source: Reuters

L’OPEP et ses alliés ont convenu de réduire leur production d’or noir. Cette décision, qui contrevient aux demandes incessantes de Donald Trump, devrait entraîner une augmentation des prix.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) était réunie à Vienne ce vendredi 6 décembre 2019. Le cartel énergétique a décidé de réduire sa production d’hydrocarbures afin de soutenir les cours du pétrole. Cette décision fait suite aux demandes incessantes de Donald Trump, qui enjoignait l’OPEP d’augmenter sa production afin de permettre une baisse du cours du baril et d’asphyxier économiquement l’Iran et le Venezuela.
Une baisse de 500 000 barils par jour
Contrairement aux injonctions américaines, l’OPEP a commencé, dès aujourd’hui, à réduire sa production d’au moins 500 000 barils par jour.
L’Arabie saoudite (2e réserves prouvées avec 266 milliards de barils), a même fait part de son intention d’aller au-delà de cette baisse. Présente au sommet, la Russie a accepté cette proposition. Celle-ci n’est pas membre de l’OPEP, malgré ses importantes réserves de pétrole (7e stock mondial avec 80 milliards de barils prouvés), mais concerte souvent ses actions avec le cartel.
En réaction, les prix du pétrole ont fortement augmenté. A la Bourse de Londres, le baril de Brent de mer du Nord est passé à 64,6 dollars, soit une hausse de 1,92% par rapport à jeudi. A Wall Street, le baril de pétrole américain est passé à 59,5 dollars, soit une hausse de 1,85%.
Les membres de l’OPEP, qui représentent la moitié des stocks de pétrole mondiaux, entendent ainsi réagir à une demande en hausse, ainsi qu’à se préparer à la concurrence du gaz de schiste américain. Non membres de l’organisation, les Etats-Unis détiennent également les 10e réserves prouvées avec 36 milliards 520 millions de barils.

Source : RT Economie

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