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DESCRIPTION : French President Emmanuel Macron waves to Italian Prime Minister Giuseppe Conte (not seen) as he leaves after a meeting at the Elysee Palace in Paris, France, June 15, 2018. REUTERS/Philippe Wojazer *** Local Caption *** Macron fait sa rentrée scolaire à Laval Le Président sera, lundi, dans la capitale mayennaise avec Jean-Michel Blanquer. Ils veulent valoriser les internats. Emmanuel Macron sera à Laval lundi.

La députée Les Républicains Marie-Christine Dalloz fait état des humeurs dispendieuses du service d’information du gouvernement, relate « Capital ».

Le gouvernement fourmi plutôt que cigale pendant la crise du Covid-19 ? C’est ce que dénonce un rapport parlementaire présenté le 27 mai 2020 devant l’Assemblée nationale. Ce document, produit par la députée Les Républicains Marie-Christine Dalloz, passe aux rayons X les dépenses effectuées dans le cadre de la mission « Direction de l’action du gouvernement » (DAG), une structure qui retrace les crédits de diverses entités rattachées au locataire de Matignon.

Le constat de l’élue du Jura est sans appel : la communication du gouvernement durant la crise sanitaire aurait engendré des frais « superflus », comme l’expliquent nos confrères de Capital, lundi 15 juin 2020. Marie-Christine Dalloz pointe particulièrement l’humeur dispendieuse du service d’information du gouvernement (SIG). Ce service est notamment chargé d’analyser l’évolution de l’opinion et d’informer le grand public. Des missions qui l’ont conduit à jouer un rôle de premier plan durant la pandémie de nouveau coronavirus.

Les études d’opinion, pomme de discorde

Marie-Christine Dalloz regrette que la mobilisation exceptionnelle du SIG, qui a logiquement nécessité des moyens financiers conséquents, n’ait pas toujours eu l’efficacité escomptée. Selon l’élue, le surcoût engendré par la boulimie de travail du SIG devrait être de l’ordre de 15 à 20 millions d’euros d’ici la fin du mois de juin. Or ce service administratif bénéficie d’une enveloppe annuelle de 14,1 millions d’euros, bien loin des chiffres énoncés plus haut. Fin mai, le SIG avait déjà pioché 11 millions d’euros de son enveloppe de fonctionnement, soit 80 % du butin. C’est deux fois plus qu’en 2019 à la même période, rappelle Capital.

« Neuf millions d’euros découlent de la mise en place de la plateforme téléphonique destinée à informer les citoyens » sur le Covid-19, explique la députée, qui ne voit rien à redire sur cette dépense. Mais son énervement point lorsqu’elle évoque les nombreuses – et coûteuses – commandes d’études d’opinion effectuées par le service. « Dans un contexte financier contraint, où le risque de dépassement budgétaire apparaît inévitable, l’arrêt de certaines activités non essentielles, tels que les sondages, aurait été nécessaire », souffle la parlementaire. Selon elle, ce choix « démontre qu’au cœur de la crise, les décisions du gouvernement ont été davantage guidées par l’évolution de l’opinion publique que par la poursuite de l’intérêt général ». Autre raté du gouvernement : son site anti fake-news. Marie-Christine Dalloz déplore une « initiative malheureuse » qui a mobilisé des « moyens financiers et humains » avant d’être débranchée en raison de la fronde de la presse.

Cette gabegie supposée pourrait toutefois n’avoir qu’un impact limité, puisque le SIG, qui tire ses crédits du programme 129, baptisé « coordination du travail gouvernemental », pèse bien peu. Le programme 129 était en effet doté de 690 millions d’euros en 2019. Marie-Christine Dalloz termine donc son rapport sur une note d’optimisme : « Il est donc permis de croire que les impacts budgétaires ne seront pas majeurs à l’échelle du programme. »

Source : Le Point

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