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Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur a déclaré dimanche ne pas « avoir de regrets » sur la gestion du maintien de l’ordre pendant les manifestations des Gilets jaunes. Pour lui, « ce n’est pas parce qu’une main a été arrachée, parce qu’un œil a été éborgné » qu’il y a eu faute des forces de l’ordre. Une phrase qui a provoqué de nombreuses réactions.

« Pas de regrets », « pas d’excuses », « Pas de mauvaises tactiques ». Invité ce dimanche du « Grand Jury » sur RTL/LCI/le Figaro, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez a soutenu les forces de l’ordre dans leurs actions depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes.

Publiée par Ronald Guillaumont sur Lundi 3 juin 2019

Cette semaine, le procureur de la République Rémy Heitz avait annoncé que des policiers seront jugés pour violences.

« Le procureur de la République de Paris dit que des policiers et des gendarmes ont été confrontés à des manifestations exceptionnelles. Il salue le sang-froid de ces gendarmes et des policiers et il a cette phrase, que la République doit leur être reconnaissante, a commenté le secrétaire d’Etat. Ces policiers et ces gendarmes, ils ont eu à faire face à plus de 50 000 manifestations qui ont souvent dégénéré en émeutes avec des individus extrêmement violents. Ça c’est totalement inédit. Non pas par l’importance de la mobilisation qui au final a toujours été très faible sur la voie publique, hier il y avait moins de 10 000 personnes, mais par cette violence qui s’est exprimée de manière très forte » .
« Force proportionnée dans la plupart des cas »

« La violence illégitime moi je ne sais pas ce que ça veut dire (…) Le procureur rappelle que les forces de l’ordre ont un recours légitime à la force. Avec Christophe Castaner nous avons toujours dit que s’il y avait des fautes commises dans l’emploi de la force, il y aurait bien évidemment des sanctions. Il peut y avoir des violences illégales ; quand la riposte est manifestement disproportionnée ou quand il y a usage de la force sans qu’il y ait attaque. Ça ne s’est produit que dans un nombre infirme de cas. ( …) Le procureur parle de 8 informations judiciaires qui ont été ouvertes., 8 dossiers où un juge d’instruction va être saisi. C’est toujours 8 de trop, bien évidemment, mais reconnaissez que c’est infime par rapport à l’engagement et à la violence à laquelle ont du faire face les policiers et les gendarmes (…) Ils ont sauvé la République ». ’ordre, contre les institutions ».

« La violence illégitime moi je ne sais pas ce que ça veut dire (…) Le procureur rappelle que les forces de l’ordre ont un recours légitime à la force. Avec Christophe Castaner nous avons toujours dit que s’il y avait des fautes commises dans l’emploi de la force, il y aurait bien évidemment des sanctions. Il peut y avoir des violences illégales ; quand la riposte es manifestement disproportionnée ou quand il y a usage de la force sans qu’il y ait attaque. Ça ne s’est produit que dans un nombre infirme de cas. ( …) Le procureur parle de 8 informations judiciaires qui ont été ouvertes., 8 dossiers où un juge d’instruction va être saisi. C’est toujours 8 de trop, bien évidemment, mais reconnaissez que c’est infime par rapport à l’engagement et à la violence à laquelle ont du faire face les policiers et les gendarmes (…) Ils ont sauvé la République ».

Le secrétaire d’Etat a assuré qu’en cas de condamnation, il y aurait appel » « Le ministère fera systématiquement appel des condamnations. Les policiers bénéficient, quand ils sont dans le cadre de leur fonction de la protection fonctionnelle, du bénéfice d’avocats. Bien évidemment nous allons accompagner ces policiers en procédure (…) Nous irons au bout des procédures. Mais pour l’instant il n’y a pas de condamnations », a-t-il souligné.

« Ce n’est pas parce qu’une main a été arrachée, parce qu’un œil a été éborgné que la violence est illégale »

Ce dimanche se tenait à Paris une « marche des mutilés » organisée par des gilets jaunes dénonçant l’utilisation par les forces de l’ordre de lanceurs de balles de défense (LBD) et de grenades de désencerclement, accusés d’avoir éborgné ou arraché des mains lors des manifestations. Le secrétaire d’Etat présente-t-il alors ses excuses aux blessés? « Je ne présente pas d’excuses, je m’en remets à la justice de mon pays. Quand il y a une agression contre des policiers et qu’il y a une riposte proportionnée, oui, il peut y avoir des blessés » et d’ajouter cette phrase très commentée sur les réseaux sociaux ce diamanche : « Ce n’est pas parce qu’une main a été arrachée, parce qu’un œil a été éborgné que la violence est illégale ».

« Un blessé est toujours un blessé de trop, c’est bien évident », a réagi Laurent Nuñez. Il poursuit : « Les manifestations nous les protégeons. C’est l’objet même de l’action du ministère de l’Intérieur de faire en sorte que les manifestations se déroulent pacifiquement dans la sécurité ».

Concernant le terme de « violence policières », Laurent Nuñez indique que c’est un terme qu’il ne reconnait « certainement pas ». « Violences policières, ça laisse entendre qu’il y aurait un système organisé qui ferait que la police organise une répression contre une expression légitime de la population. Ce n’est pas le cas. Il y a eu des blessés, chaque fois qu’il y avait des atteintes totalement inadmissibles contre les forces de l’ordre, les institutions. Et là, la police est là pour défendre et mettre à mal ces attaques. Il n’y a que dans ces cas-là qu’il y a eu une répression. Il faut le rappeler. Ce n’est pas deux bandes rivales qui s’affrontent. C’est la police nationale, la gendarmerie nationale, ce qui permet de maintenir la République debout » a-t-il détaillé.

« Hors de question de revenir sur le LBD »

Le LBD est utilisé dans d’autres pays, Espagne, Eurpe de l’Est c’est une arme intermédiaire qui évite d’utiliser l’arme létale. Le LBD est une arme indispensable quand des situations dérivent en émeutes urbaines ; en violences urbaines. Le LBD est utilisé tous les jours par nos policiers et nos gendarmes et heureusement. Pour mettre fin à des troubles à l’ordre public, à un refus d’obtempérer, pour se protéger quand leur vie est en danger. Il est hors de question de revenir sur le LBD ».

Pour Laurent Nuñez, « il n’y a pas eu de mauvaise tactique ». « Nous n’avons pas de regret sur la façon dont nous avons mené l’ordre public et la sécurité publique. C’est une crise inédite depuis 50 ou 60 ans, personne n’a eu à affronter ce que nous avons eu à affronter avec Christophe Castaner et les choses se sont quand même globalement bien passée en matière d’ordre public ».

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes le 17 novembre, 2.448 personnes ont été blessées côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l’ordre, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur au 13 mai.

Source : profession-gendarme.com

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