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Jean-Michel Pretre, procureur de Nice (image d'illustration).

Les rebondissements continuent dans l’affaire Geneviève Legay, manifestante blessée lors de l’acte 19 des Gilets jaunes à Nice. Après des déclarations successives contradictoires, le procureur de Nice va être convoqué par le ministère de la Justice.

Voilà un dossier dont la laborieuse gestion n’est pas passée inaperçue : celui de Geneviève Legay, manifestante de 73 ans, blessée le 23 mars après une charge des forces de l’ordre pour disperser des Gilets jaunes, à Nice.

Comme le rapporte l’AFP, la direction des services judiciaires du ministère de la Justice a officiellement saisi le 12 avril le procureur général d’Aix-en-Provence, afin de convoquer le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. Le gouvernement attend ainsi des explications de celui qui avait déclaré le 29 mars que Geneviève Legay avait été poussée par un fonctionnaire de police, en contradiction avec ses premières déclarations, quelques jours auparavant. «Un retour rapide est attendu», a déclaré la Chancellerie citée par l’AFP. «Au vu de l’analyse du procureur général et des explications de l’intéressé, la ministre Nicole Belloubet appréciera les suites à donner», a précisé la même source.

L’enquête sur les blessures de Geneviève Legay a été confiée le 29 mars à des juges d’instruction de Nice, saisis d’une information judiciaire pour «violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique». L’avocat de la manifestante en avait sollicité le dépaysement.

Après avoir refusé une première demande, le magistrat Robert Gelli a transmis le 11 avril une requête en ce sens au procureur général près la Cour de cassation. La plus haute juridiction judiciaire devra se prononcer.

Parmi les révélations inattendues liées à l’affaire, on apprenait le 8 avril, de la bouche du même procureur, que l’enquête préliminaire sur l’origine des blessures de Geneviève Legay, avait été confiée à la compagne du commissaire en charge des opérations policières le jour de la manifestation.

Autant de couacs qui ne facilitent pas la communication officielle de l’exécutif sur un dossier déjà très délicat dans le contexte de la mobilisation des Gilets jaunes. De fait, Geneviève Legay, militante d’Attac âgée de 73 ans, a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, lors d’une charge de policiers visant à disperser une manifestation interdite lors du 19e acte du mouvement citoyen, à Nice.

Source : RT France

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