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LE SCAN POLITIQUE – Un candidat et le directeur de campagne de la liste «Rassemblement d’initiative citoyenne» d’Ingrid Levavasseur, en course pour les européennes, ont annoncé leur retrait lundi.

L’échappée électorale aura duré cinq jours. Mercredi, le «gilet jaune» Hayk Shahinyan, 29 ans, annonçait fièrement au Figaro la constitution d’une liste composée de manifestants, autour de l’aide-soignante Indrig Levavasseur – dont il était censé diriger la campagne jusqu’aux élections européennes du 26 mai. De son côté, le directeur commercial Marc Doyer, 53 ans, apparaissait à la huitième place sur la liste, parmi les dix noms révélés.

Mais les deux hommes ont annoncé, lundi, se retirer du projet. Dans une publication sur Facebook, Hayk Shahinyan écrit être saisi par le «doute», et évoque «la précipitation avec laquelle (il s’est) laissé emporter dans une configuration différente de ce qu'(il prônait) depuis des semaines». «J’ai pris la décision de me retirer de toutes mes activités, revenir à Lyon, et prendre une semaine pour analyser, réfléchir, préparer des propositions, et prendre du recul», affirme-t-il. «J’ai toujours été et je serai toujours un homme libre, que cela plaise ou non. Je ne lâcherai pas le combat. Jamais.»

Ce qu'on reproche toujours à ceux qui nous "dirigent" c'est de ne jamais reconnaître leurs erreurs, être incapables par…

Publiée par Hayk Shahinyan Officiel sur Lundi 28 janvier 2019

Visés par des critiques de «gilets jaunes»

Le candidat Marc Dunoyer renonce pour sa part à figurer sur la liste, indique-t-il au Journal du Dimanche. Visé par des «gilets jaunes» et des cadres du Rassemblement national (RN) pour son passé de candidat à l’investiture La République en marche (LaREM), aux législatives de 2017, il «ne (veut) pas nuire au reste de la liste». «A partir du moment où je suis la cible de toutes les attaques (…), je me retire», explique au Journal du Dimanche ce «gilet jaune», aujourd’hui «déçu par Macron», en précisant avoir reçu des menaces de mort.

Hayk Shahinyan s’éloigne aussi d’une initiative électorale décrite par les «gilets jaunes» les plus radicaux comme une «entourloupe» ou un «enfumage macroniste». «Dire que (les critiques) ne l'(affectent) pas serait mentir», explique au Figaro le chef d’entreprise Frederic Mestdjian, quatrième sur la liste «Rassemblement d’initiative citoyenne» d’Ingrid Levavasseur. «Est-ce, après, un motif suffisant pour faire marche arrière?». «Hayk a besoin d’un peu de temps pour lui», ajoute-t-il. «Notamment sur le plan professionnel, il avait laissé tout en plan. Certaines échéances administratives lui imposent de s’en occuper.» Mais Frederic Mestdjian assure que ces deux départs ne signifient pas l’enterrement du projet électoral. «La liste continue», veut-il croire. «On est tout aussi motivé qu’au départ, si ce n’est plus.»

Source le figaro

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