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Gilets jaunes : le patron de Sud Radio accuse BHL de faire campagne pour Emmanuel Macron et d’inciter « à la haine »

Fervent soutien des manifestants, Didier Maïsto a envoyé un courrier au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) afin de l’inviter à se pencher sur les propos de BHL.

Dans une lettre publiée sur son compte Twitter le 11 mars, le président-directeur général de Sud Radio, a demandé au CSA de « comptabiliser la totalité des interventions audiovisuelles de monsieur Bernard-Henri Lévy […] sur le temps de parole de La République en Marche ».

Il pointe notamment du doigt le dernier projet de BHL, Looking for Europe, une œuvre théâtrale « qui en réalité n’est pas une fiction mais bien un discours de campagne assumé, et ce, en dépit de son aspect caricatural, diffamatoire et ordurier » selon le patron de la radio parisienne.

Didier Maïsto a également invité l’autorité de régulation de l’audiovisuel français à « analyser » certains des propos tenus par l’écrivain dans sa pièce dont la première représentation a eu lieu le mardi 5 mars à Milan (et non le 8 mars comme l’écrit l’auteur du courrier adressé au CSA).

Reprises par LCI, les déclarations incriminées concernent « les Gilets jaunes, qui, à Paris, ne pensent qu’à casser du flic, du juif et du pédé ». Des propos qui constituent « clairement, absolument et définitivement une criante incitation publique à la haine », selon le patron de Sud Radio.

Et Didier Maïsto de regretter que cet extrait tiré du monologue de Bernard-Henri Lévy ait été « diffusé par une chaîne d’information de façon brute et sans précaution aucune en matière de maîtrise de l’antenne, qui plus est, dans une période où notre pays a besoin d’apaisement et de concorde ».

En tournée dans toute l’Europe pour présenter sa nouvelle pièce à travers laquelle il mène campagne « pour refonder le projet européen et dénoncer les populismes », Bernard-Henri Lévy n’a jamais caché son hostilité vis-à-vis du mouvement des Gilets jaunes dont il fustigeait « les passions tristes, mortifères, nihilistes » dans un entretien paru dans Les Échos mi-janvier. Il avait par la suite affirmé que le mouvement était « le vecteur d’un fascisme nouveau ».

Une certaine idée de la France

Fervent soutien des Gilets jaunes, le président-directeur général de Sud Radio n’a, pour sa part, jamais caché son admiration pour le mouvement.

Dans un éditorial paru le 15 décembre dans Lyon Capitale – magazine mensuel régional qui fait partie de Fiducial Médias, elle-même filiale du groupe Fiducial – et intitulé Je suis vulgaire comme un gilet jaune, M. Maïsto n’avait d’ailleurs pas hésité à prendre la défense des manifestants, affirmant que « mépriser les Gilets jaunes c’est mépriser la France et les Français, c’est se mépriser soi-même. »

[…]

Source Epochtimes

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