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La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, quitte le palais de l'Elysée après un Conseil des Ministres, le 20 février 2019 (image d'illustration).-© LUDOVIC MARIN Source: AFP

Dans le cadre de la campagne des européennes, Nicole Belloubet a tenu une réunion dans un restaurant de Nîmes. Présents devant l’établissement pour protester contre les violences policières, des Gilets jaunes ont interpellé la Garde des sceaux.

Une dizaine de Gilets jaunes se sont rassemblés ce 22 mai devant le restaurant La Grande Bourse à Nîmes où se trouvait Nicole Belloubet. La ministre de la Justice y a tenu une réunion devant des sympathisants pour défendre le projet de la majorité dans le cadre des prochaines élections européennes.

En marge de sa venue, une dizaine de Gilets jaunes ont organisé un rassemblement devant l’établissement. Remontés contre la gestion par l’exécutif de la crise des Gilets jaunes, plusieurs manifestants ont notamment protesté contre les procédures de justice visant certains membres du mouvement. Après avoir fait le pied de grue devant la brasserie, ils ont finalement eu l’occasion de s’entretenir avec la ministre dans une ambiance tendue. Un échange filmé et publié sur Twitter.

«Madame Belloubet, on veut l’amnistie de tous les Gilets jaunes. On n’est pas des voyous», lui lance l’un d’entre eux. Une demande à laquelle la ministre ne dit mot. Un autre manifestant intervient à son tour : «Il y a 240 recours auprès de l’Inspection générale de la police (IGPN). Pour l’instant, il n’y a aucune suite juridique. Comment cela se fait-il alors qu’il y a des cas flagrants de violences policières ?», demande-t-il à la Garde des sceaux. Ce à quoi la ministre répond qu’il relève de la responsabilité du procureur de Paris de donner suite ou non aux enquêtes en cours. Son interlocuteur, semble-t-il peu satisfait de la réponse, déplore en retour que les condamnations à l’encontre des Gilets jaunes soient prononcées plus rapidement que les sanctions auxquelles sont exposés certains membres des forces de l’ordre.

Dénonçant pêle-mêle, le laxisme de la justice envers Alexandre Benalla, l’usage des gaz lacrymogène et des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l’ordre lors des journées de mobilisation ou encore les interdictions de manifester, les protestataires expriment tour à tour leur colère. «Vous avez du sang sur les mains», lui lance vertement une manifestante. Une accusation à laquelle Nicole Belloubet répond par un geste d’exaspération. Le dialogue de sourds se clôt alors comme il avait commencé : par quelques huées.

Source : RT France

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