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Depuis la médiatisation de l’affaire Naomi, cette jeune femme décédée en décembre après avoir été raillée par des opératrices du SAMU à Strasbourg, le standard du SAMU fait face à une recrudescence d’appels menaçants.

Depuis la médiatisation de l’affaire Naomi, le standard du Samu de Strasbourg doit faire face à une multiplication des appels menaçants. Les photos, identités et adresses de certains certains personnels circulent même sur les réseaux sociaux. Quatre agents du Samu ont été directement menacés ce vendredi 11 mai et l’une d’entre elle n’a pas pu regagner son domicile qui était encerclé par plusieurs personnes.

Peur des représailles

Il y a des recrudescences d’appels au sein du centre 15“, explique Sylvain Poirel, délégué syndical CGT et membre du CHSCT des hôpitaux universitaires de Strasbourg, l’invité de France Bleu Alsace ce vendredi soir. “Quatre agents ont été menacés directement sur les réseaux sociaux mais heureusement pour eux les numéros de téléphone et les identités n’étaient pas corrects ou erronés. Cependant l’une d’entre elle n’a pas pu rentrer chez elle par crainte de représailles parce que des individus l’attendaient à son domicile“, ajoute-t-il.

La justice saisie

À Bayonne, un homme a été interpellé après avoir harcelé téléphoniquement le Samu local qu’il a rendu responsable de la mort de Naomi Musenga, “vous allez payer pour ce que vous avez fait” a t-il notamment déclaré aux opérateurs téléphoniques.

De leur côté les parents de la jeune-femme ont déposé une plainte contre X et contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg “non-assistance à personne en danger” et “mise en danger de la vie d’autrui”.

Source France bleu

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