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L’audience s’est tenue à Boulogne-sur-Mer, un mois après les faits.

Un homme a été condamné à deux mois de prison ferme pour agression sexuelle le 13 janvier.

Ala sortie d’une boîte très courue de Calais Nord, vers 6h40, une jeune femme crie puis prend la fuite. Quatre amis se trouvant à proximité ont tout vu : un homme lui a touché le sexe. La bande tente d’arrêter l’homme, un migrant soudanais de 21 ans, mais celui-ci se dirige vers eux, le regard fixe, et sort un cutter. Un des jeunes lui fait une clé de bras et réussit à le faire lâcher la lame. La police est appelée et interpelle le Soudanais à 6h50.

Le prévenu se sentait en manque d’affection

Jugé en comparution immédiate, le prévenu, Seleman Jebril, garde la tête baissée et joint les mains pour s’excuser encore à la barre du tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer. Il dit ne pas se souvenir de ce qui s’est passé ce soir-là car il était fortement alcoolisé. En effet, l’analyse a montré un taux de 0,89 mg/L de sang. Sauf qu’en matière de justice, l’alcool est une circonstance aggravante.

Lors de sa garde à vue, il explique que la dernière fois qu’il a touché une fille, c’était dans son pays, et il ressent de la solitude. Il dit avoir regretté son geste tout de suite, qu’il est gentil et que ce n’est absolument pas dans sa nature de commettre ce genre de délit. Au tribunal, il ajoute que c’était une faute d’avoir sorti son cutter pour menacer les quatre jeunes.

La présidente lui demande s’il a une sœur et comment il aurait réagi si la même chose lui était arrivée. Le prévenu baisse la tête et répond qu’il a en effet une sœur et qu’il n’aurait pas accepté que cela lui arrive.

« Une ambiance délétère » à Calais

Lors de ses réquisitions, la substitute du procureur rappelle que le Soudan n’est pas le pays le plus protecteur des droits des femmes, mais que le prévenu savait qu’il n’aurait pas dû agir de cette façon. « On sait que les femmes vivant dans la région de Calais sont prises à partie par une minorité d’hommes en manque de contact affectif. Il règne dans la ville une ambiance délétère », déclare la substitute du procureur, qui veut « marquer la gravité de l’acte qu’a subi cette femme ». Elle demande donc trois mois de prison ferme et l’interdiction du territoire français pendant deux ans.

L’avocate du prévenu ne voit « aucun intérêt » à prononcer une interdiction du territoire, qui serait une « double peine ». « Il n’a pas fait ça parce qu’il est Soudanais, il l’a fait parce que c’est un homme, qu’il était alcoolisé et qu’il a perdu ses moyens », résume-t-elle.

Le tribunal prononce à l’encontre du prévenu une peine de deux mois de prison ferme, une interdiction du territoire français pendant 18 mois, une interdiction de port d’armes pendant 18 mois et son inscription au FIJAIS, le fichier qui recense les auteurs d’infractions sexuelles.

« Ce sont des faits extrêmement désagréables et auxquels le tribunal se doit de répondre », conclut la présidente.

Source : nordlittoral.fr

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