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Ce samedi, vers 16 heures, un prêtre d’une quarantaine d’année et père de famille s’est fait tirer dessus au fusil à canon scié alors qu’il fermait son église dans le 7e arrondissement de Lyon. L’auteur des faits est toujours en fuite, il est demandé d’éviter le secteur.

Photo Progrès/ Maxime JEGAT

Un important déploiement de forces de l’ordre est actuellement en cours dans le 7e arrondissement, rue du Père Chevrier, à proximité d’une église grecque (quartier Jean Macé).

D’après une journaliste du Progrès présente sur place, un périmètre de sécurité a été installé, la police nationale et la police municipale sont sur place, de même que le Samu et les pompiers.

L’auteur en fuite

Une personne vient d’être évacuée sur une civière, il s’agit d’un prêtre orthodoxe blessé au fusil à canon scié. L’homme a une quarantaine d’années et est père de famille.

D’après nos informations, la victime, de nationalité grecque, n’est pas décédée, elle était consciente au moment de sa prise en charge par les secours. Cet homme a indiqué qu’il ne connaissait pas la personne qui l’a agressé.

Le prêtre était «en train de fermer son église», a précisé une source policière à l’AFP, ajoutant qu’il se trouve dans un état grave.

L’auteur des coups de feu est toujours en fuite.

Fanny Dubot, maire du 7e arrondissement

Les riverains disent tous avoir entendu deux coups de feu puis des cris qu’ils ont immédiatement interprétés comme des cris de douleur.

Les passants qui déambulaient dans le secteur, pris de panique, ont couru pour regagner leurs appartements, dans ce quartier ultra résidentiel de Lyon.

Un contexte particulier

Ces faits surviennent trois jours après l’attaque de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice, où trois personnes ont été tuées par un assaillant islamiste armé d’un couteau.

Le gouvernement a laissé une dérogation jusqu’à lundi inclus aux lieux de culte pour célébrer la Toussaint, avant un reconfinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Après l’attentat de Nice, Emmanuel Macron a annoncé le passage de 3.000 à 7.000 soldats pour l’opération Sentinelle afin de protéger les lieux de culte et les écoles.

À cela viennent s’ajouter quelque 7.000 membres des forces de l’ordre, dont pour moitié des gendarmes réservistes, qui seront mis dès lundi à disposition des préfets pour assurer la sécurité.

Source Le progres

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