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Le film « Libre » présenté hors compétition à Cannes en 2018 figure parmi les conseils à lire et à voir pour les élèves de 1re. Photo P.. et DR

Un peu par hasard, le réalisateur de « Libre » – qui retraçait le combat de Cédric Herrou et des citoyens venant en aide aux migrants dans la vallée de la Roya – vient d’apprendre que son film figure dans un manuel scolaire publié à la rentrée 2019. Un an après la sortie du documentaire en salles.

Édité par Hachette, et intitulé « Humanités, littérature et philosophie », cet ouvrage destiné aux classes de 1re propose en effet des conseils de lecture et de visionnage pour aborder autrement les thèmes étudiés en cours.

Et c’est aux côtés de Stefan Zweig, Georges Orwell ou Steven Spielberg qu’y trônent Michel Toesca et son documentaire.

Ironie de l’Histoire

Cela méritait bien une petite réaction, publiée lundi soir sur la page Facebook du réalisateur. Très commentée et félicitée, depuis.

Michel Toesca – qui se dit à la fois fier, amusé et dérouté par cette nouvelle – évoque une « joyeuse ironie de l’Histoire pour ce film qui relate et défend le combat d’un homme décrié et accusé à maintes reprises par l’État français et ses représentants depuis plus de trois ans ».

Pour ce film qui, rappelle-t-il, a eu toutes les difficultés du monde à pouvoir être diffusé: « En mai 2018, l’État français a exercé des pressions affirmées pour le déprogrammer de la sélection officielle du Festival de Cannes, en vain », remémore-t-il.

Encore remonté contre les politiques qui ont tout mis en œuvre pour que les directeurs de salle de cinéma et les établissements scolaires renoncent à le montrer.

Primé à dix reprises dans des festivals internationaux, « Libre » avait cela dit obtenu une première revanche.

Sans se départir de son esprit critique, Michel Toesca se montre malgré tout surpris que son film soit cité comme référence.

Résumant ainsi sa pensée: « L’Histoire est un présent perpétuel dans lequel s’inscrivent des événements advenus dans des temps et des lieux différents qui se figent dans la durée d’un récit documentaire ou de fiction, peu importe… Comme s’il fallait oblitérer le point de vue et en faire un repaire, une référence, un outil, une œuvre, alors que ce n’est qu’un regard, une gifle, un geste d’amour, un “fuck” à la face du monde. »

Source : Var Matin

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