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Sur le plateau de LCP, l’avocat de la jeune fille Richard Malka a donné un aperçu des violentes insultes qu’elle a reçu après avoir critiqué l’islam.

Il y a six mois, la jeune Mila, lycéenne de 16 ans, était violemment menacée et conspuée sur les réseaux sociaux pour avoir critiqué l’islam lors d’un « live » Instagram. Depuis, si cette affaire a été jetée aux oubliettes, la jeune fille n’a toujours pas pu retourner en cours dans son lycée habituel, par peur des représailles. Et pour cause, sur le plateau de LCP, jeudi 9 juillet, son avocat Richard Malka, spécialiste des questions de liberté d’expression et de laïcité, a assuré que sa cliente avait reçu « 30 000 menaces de morts » depuis sa sortie sur l’islam, dont certaines font froid dans le dos.

« Il y a une violence qui est incroyable »

Celui qui est également avocat de Charlie Hebdo a en effet dressé un florilège des insultes et menaces qu’a reçu Mila depuis six mois. « C’est pas ‘je vais te tuer’, c’est ‘je vais t’égorger’, ‘je vais te sortir tes tripes et te les faire manger puis je te violerai ensuite’, au nom du Prophète », a détaillé le juriste. « Quand ça atteint ce niveau-là, vous comprenez bien que ce n’est pas la justice ni la police qui peuvent résoudre la chose, c’est impossible. On ne va pas créer 12 tribunaux pour juger du cas Mila », a-t-il aussi regretté. Pour lui, « il y a un phénomène de société, il y a une violence qui est incroyable et qui s’aggrave ».

Entre temps, la justice a avancé lentement dans ce dossier. Un mineur a notamment été mis en examen pour « menaces de mort », « usurpation d’identité d’un tiers » et « envoi réitéré de messages malveillants ». Il lui « était reproché d’avoir été à l’origine de la diffusion d’informations personnelles » de la jeune fille. Devant le magistrat, il aurait indiqué « assumer totalement » ses faits, jugeant avoir « fait le boulot que les juges et la police ne font pas… ou trop lentement ». Deux autres mineurs, âgés de 17 ans, ont été déférés devant la juge d’instruction et mis en examen pour « vol et recel de vol de données informatiques », avant d’être placés sous contrôle judiciaire ».

Source VA

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