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Des débordements sont survenus au cours d’une compétition sportive entre les différentes antennes de Sciences Po. La direction a promis de sanctionner, déplorant un “effet de groupe”.

Sciences Po est dans la tourmente. Après les tags anti-flics ou encore la censure d’Alain Finkielkraut, la prestigieuse école est épinglée pour des propos racistes, négationnistes et sexistes, tenus par certains de ses élèves lors du dernier Critérium, une compétition sportive rassemblant les 11 instituts d’études politiques de France, rapporte L’Opinion. Des dérapages de plus en plus récurrents qui alertent sur le climat « délétère », selon les étudiants interrogés, qui règne dans ces établissements.

« Des comportements grégaires »

« Et un, et deux, et Troisième Reich ! Et quatre, et cinq, et six millions ! Et sept, et huit, et prouvez-le ! »

Le chant, qui remet directement en question l’Holocauste juif, a été entonné par des étudiants de Sciences Po Strasbourg, fin mars. « Moi j’aime le Rwanda, car il y a des enfants soldats », a-t-on également entendu, dans un autre registre. Ces paroles avaient suscité de vives réactions, le directeur de l’établissement dénonçant des propos « sexistes et racistes » et des « chants pronazis inadmissibles ».

En 2016, déjà, l’institut d’études politiques (IEP) de Lille avait été pointé du doigt pour des « blagues grivoises » chantées « par une minorité d’étudiants ». Ces frasques ne font pas l’affaire des IEP, dont la réputation de formation des élites s’effrite au fur et à mesure qu’ils se retrouvent à faire les gros titres pour de mauvaises raisons. Le directeur de Sciences Po Aix, Rostane Mehdi, contacté par L’Opinion, déplore « des comportements grégaires témoignant d’une forme d’ensauvagement ».

Source valeurs actuelles

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