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Des sympathisants du Front national de libération (FNL) lors d'un rassemblement à Alger (Algérie), le 9 février 2019. (RYAD KRAMDI / AFP)

Il avait dirigé le pays pendant vingt ans, entre 1999 et 2019, et avait été chassé du pouvoir après des manifestations massives.

Abdelaziz Bouteflika, ancien président de l’Algérie, est mort à l’âge de 84 ans, a annoncé la télévision publique, vendredi 17 septembre. Un bandeau déroulant a fait mention du « décès de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika », en citant un communiqué de la présidence de la République. Il est décédé à « 22 heures (23 heures en France) à son lieu de résidence », selon la chaîne privée El Hayet TV.

Plus de trente-cinq ans après son premier poste ministériel, Abdelaziz Bouteflika avait accédé à la tête de l’Algérie en 1999, auréolé d’une image de sauveur dans un pays déchiré par une guerre civile. Vingt ans après, il en avait été chassé sans égards par l’armée, pilier du régime, sous la pression d’un mouvement de contestation inédit. Sa chute était devenue inéluctable après des semaines de manifestations massives contre sa volonté de briguer un cinquième quinquennat. Lors de sa démission, il était apparu une dernière fois à la télévision pour annoncer qu’il jetait l’éponge.

Aucun commentaire des autorités algériennes

Le quatrième mandat d’Adbelaziz Bouteflika s’était déroulé sur fond de dégringolade des prix du pétrole pour une économie très dépendante des hydrocarbures. Les caisses étaient vides et il n’était plus possible d’acheter la paix sociale, comme en 2011 quand le Printemps arabe avait balayé la région. Les télévisions officielles se sont contentées d’annoncer le décès de l’ex-chef de l’Etat, sans toutefois interrompre leurs programmes pour lui consacrer des émissions spéciales.

A part l’annonce officielle, le décès de l’ancien président n’a donné lieu à aucun commentaire des autorités dans l’immédiat, mais des internautes ont abondamment commenté la disparition de celui qui est resté au pouvoir de 1999 à 2019, un record de longévité en Algérie.

Il avait fait officiellement parler de lui pour la dernière fois lorsque son frère Nacer avait voté par procuration en son nom pour la présidentielle du 12 décembre 2019, qui avait permis l’élection de son successeur, le président Abdelamadjid Tebboune. Abdelaziz Bouteflika était retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l’ouest d’Alger.

Source : France TV Info

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