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© REUTERS / Henry Nicholls

Le Foreign Office britannique aurait promis au Président de l’Équateur, Lenin Moreno, que Julian Assange ne serait pas extradé vers un pays où il risquerait la peine de mort. Sputnik a discuté avec Robert Tibbo, avocat de l’ex-agent de la CIA, Edward Snowden, des perspectives d’extradition du fondateur de WikiLeaks vers États-Unis.

Au Royaume-Uni, une loi stipule que le gouvernement ne peut extrader, déporter ou expulser une personne si elle risque la peine de mort, a rappelé à Sputnik Robert Tibbo, avocat de l’ex-agent de la CIA et lanceur d’alerte, Edward Snowden, commentant les perspectives d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis et la promesse qui aurait été faite par le Foreign Office au Président de l’Équateur, Lenin Moreno, lors de l’arrestation du fondateur de WikiLeaks.

«C’est le Président Moreno lui-même qui est à l’origine des choses illégales, énormes et inconstitutionnelles. […] Il connaissait bien la situation d’Assange qui avait obtenu le droit d’asile à l’ambassade de l’Équateur à Londres. Il l’a néanmoins dépouillé de ce droit, en invitant la police britannique à l’arrêter à l’ambassade même», a poursuivi M.Tibbo.

Et d’ajouter que M.Moreno n’avait fourni aucune raison ni justification valable pour priver Julian Asange de son droit d’asile. Qui plus est, M.Assange n’en a été informé que 30 minutes avant l’arrivée de la police.

«Il s’agit d’une affaire très compliquée qui prendra sans doute un certain nombre d’années. […] Il est question de la liberté d’expression et du travail du journaliste dans l’intérêt public, ainsi que du droit de la société à recevoir l’information, et surtout en rapport avec des crimes flagrants», a souligné l’avocat.

Selon ce dernier, quant à la procédure d’extradition, la défense de M.Assange pourrait s’y opposer par plusieurs arguments, dont l’un serait que sa vie serait en danger s’il était envoyé à l’étranger et devait y subir un procès.

«Il ne s’agit pas du tout d’une affaire tranchée, car l’ambassade de l’Équateur a violé les droits constitutionnels d’Assange, obéissant à la volonté du gouvernement américain», a résumé Robert Tibbo.

Le 11 avril, l’Équateur, qui avait accueilli Julian Assange dans son ambassade londonienne depuis 2012, a privé le fondateur de WikiLeaks de son droit d’asile diplomatique. La police britannique a ensuite annoncé que M.Assange avait été arrêté conformément à un mandat délivré en 2012 pour non comparution au tribunal.

Selon le Président équatorien, Lenin Moreno, Julian Assange a tenté de créer un «centre d’espionnage» dans l’ambassade d’Équateur à Londres.

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a dénoncé l’arrestation de Julian Assange, comme une atteinte à la liberté de la presse à l’échelle internationale, en violation des droits de l’homme.

Source : Sputnik International

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