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Des femmes portant le voile à Strasbourg en 2016 (image d'illustration).

Le 6 avril à Grenoble, quelques dizaines de femmes, voilées ou non, ont participé à une course dans la ville pour revendiquer la «liberté de s’habiller comme elles le souhaitent». Celles qui portent le hijab s’estiment victimes de discrimination.

Le 6 avril 2019 à Grenoble (Isère), plusieurs dizaines de femmes, dont certaines portaient le hijab (voile islamique découvrant le visage) ont couru en ville pour défendre «leur liberté de s’habiller comme elles le souhaitent». Affirmant être victimes de discriminations dans les lieux publics, en sortie scolaire comme au travail ou à la piscine, lorsqu’elles portent le voile, elles se sont rassemblées devant la mairie pour se faire entendre.

La course avait été organisée par l’Alliance Citoyenne de l’Agglomération Grenobloise, une association née il y a sept ans, afin de «défendre le droit des femmes» et de «dénoncer les discriminations». «Voilées ou pas, nous sommes des femmes libres», était-il écrit sur le descriptif de l’événement.

« Voilées ou pas, nous sommes des femmes libres »

Brandissant des pancartes affichant des slogans tels que «Touche pas à mon hijab», les femmes voilées se sont plaintes de l’accueil que leur réservent les piscines, où elles ne sont pas autorisées à porter leurs maillots de bain couvrants, mais aussi des réactions de la Caisse d’allocations familiales, de l’Université ou de Pôle emploi, où elles disent être mal accueillies.

Assia Zarzakh, une manifestante interrogée par France 3 Régions, ne supporte plus ce climat : «Stop, ça suffit. On est citoyennes françaises, on vote, on paie des impôts mais on ne veut pas de nous sur la place publique […] On préfère nous voir cloîtrées à la maison.»

Source : RT France

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