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Sept affaires ont été reliées à l’individu. Laury Holste

Une affaire presque banale au départ est devenue un imbroglio judiciaire à Six-Fours.

Lundi dernier, la police repère un individu en train de casser la vitre d’une voiture à Six-Fours. Interpellé, le ressortissant algérien a, en sa possession, un sac contenant le butin de quatre précédents vols roulottes commis un peu plus tôt dans la journée à Six-Fours et à La Seyne.

Les policiers découvrent également sur le voleur un couteau, une bombe lacrymogène ainsi qu’un un iPhone 11, issu d’un vol avec violence commis à Marseille la veille.

Enfin, l’individu est détenteur d’une attestation d’assurance et d’une ordonnance médicale fausses.

Trafic de médicaments

Placé à garde à vue, l’homme reconnaît les vols à Six-Fours et La Seyne mais nie celui de Marseille. Si la victime a donné le nom et le prénom du gardé à vue, l’homme campe sur ses positions.

Au sujet de la fausse ordonnance, il reconnaît participer à un trafic de médicaments. Il indique recevoir, depuis octobre, de fausses ordonnances d’un faussaire pour récupérer notamment des psychotropes dans les pharmacies du Var et des Bouches-du-Rhône.

Une fois les produits récupérés, ils étaient revendus sur le marché noir et l’individu recevait une commission.

Expulsé mais assigné à résidence

C’est là que les choses se compliquent. L’homme est en possession d’une copie de son passeport algérien. Les documents mentionnent son identité et sa date de naissance en 1995. Mais l’individu est également connu des services de police sous une identité indiquant qu’il serait né en 2003 et donc mineur.

Les forces de l’ordre déterminent formellement que le mis en cause est majeur, et ce dernier reconnaît la véracité de l’information. Fin des investigations.

Le suspect est impliqué dans sept affaires dont un trafic de médicament, les policiers transmettent le dossier pour appréciation au parquet.

Sur décision de ce dernier, l’individu est finalement remis en liberté avec une convocation remise par un officier de police judiciaire pour un passage au tribunal en août prochain.

Dans un même temps, l’individu, majeur, est placé dans une résidence pour mineurs, à Marseille. Il est également sous la contrainte d’une obligation de quitter le territoire français sous 45 jours tout en étant… assigné à résidence à Marseille.

Source : Var Matin

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