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François Bayrou va être mis en examen selon Le Monde - AFP

D’après « Le Monde », François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard auraient reçu une convocation en vue de leur « mise en examen » dans l’affaire des emplois présumés fictifs du MoDem.

Nouveau coup d’accélérateur dans l’affaire des emplois présumés fictifs du MoDem. Selon une information du Monde, plusieurs responsables du parti, dont François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, ont reçu une convocation dès le 6 décembre prochain “aux fins de mise en examen”. Neuf assistants parlementaires sont également convoqués pour les mêmes raisons, avance également le quotidien du soir.

Les trois responsables du MoDem avaient été entendus au mois de septembre, en audition libre, dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) à Nanterre

Le parti centriste est soupçonné d’avoir utilisé de l’argent européen pour rémunérer des assistants parlementaires d’eurodéputés qui auraient travaillé en réalité pour le parti. Des soupçons qui ont conduit à l’ouverture d’une information judiciaire en juillet 2017 pour “abus de confiance, recel d’abus de confiance, escroquerie et détournement de fonds publics”.

François Bayrou a réagi peu après la publication des informations du Monde, se disant “certain que nous pouvons faire la preuve de notre innocence” et dénonçant des accusations infondées. “Je sais que les accusations sont infondées et que les assistants travaillaient pour les députés européens dont ils étaient les assistants”, a-t-il assuré.

Auprès d’une journaliste du Figaro, Jean-Noël Barrot, secrétaire général du MoDem a eu sensiblement les mêmes arguments, déclarant: “C’est la suite logique d’une procédure commencée depuis plus de deux ans et demi. La preuve sera faite devant les juges que ces accusations sont infondées”.

Cette affaire avait entraîné en juin 2017 la démission de François Bayrou et Marielle de Sarnez, choisis respectivement par le premier gouvernement d’Emmanuel Macron aux postes de ministre de la Justice, et ministre des Affaire européennes. Choisie pour le maroquin des Armées, Sylvie Goulard avait été également contrainte de démissionner. La candidature de cette dernière à la Commission européenne a également été recalée le mois dernier par le Parlement européen.

Source : Huffingtonpost

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