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Photo d'illustration Nicolas TUCAT/AFP

Au total, l’organisation avait plusieurs centaines de clients, générant un chiffre d’affaires mensuel minimal de 100 000 euros. Quatre personnes ont été interpellées et condamnées à sept et deux ans de prison.

Un homme, accusé d’avoir développé par « marketing numérique » un réseau de drogue en Bretagne, attirant « plusieurs centaines » de consommateurs, a été condamné à sept ans d’emprisonnement, a annoncé lundi le parquet de Rennes.

Le 20 juillet quatre personnes, deux femmes et deux hommes âgés de 19 à 38 ans, ont été interpellées dans les Côtes-d’Armor. Elles sont soupçonnées « d’appartenir à un réseau régional de vente de cannabis et de cocaïne », a indiqué le parquet de Rennes. Environ 40 militaires de la gendarmerie ont participé à l’opération et près de six kilos de cannabis étaient saisis.

Un réseau labellisé ‘ubershit’

Agissant dans toute la Bretagne, « cette organisation s’approvisionnait plusieurs fois par semaine auprès de grossistes dans les Pays de la Loire notamment et disposait de relais dans les départements bretons », précise le communiqué.

Le chef de l’organisation, originaire de Rennes, « avait ainsi constitué un réseau labellisé ‘ubershit’, développé par un marketing numérique diffusé sur différents réseaux sociaux ». Selon le parquet, il contrôlait les activités de ses associés qui développaient progressivement leur clientèle, lui permettant d’écouler plusieurs dizaines de kilos de stupéfiants chaque mois. Au total, cette organisation avait plusieurs centaines de clients, générant un chiffre d’affaires mensuel minimal de 100 000 euros, d’après la même source.

Jugé au tribunal correctionnel de Rennes vendredi, le principal mis en cause a été reconnu coupable des chefs de trafic de stupéfiants en récidive et participation à une association de malfaiteurs, et condamné à sept ans d’emprisonnement. Trois autre personnes travaillant pour lui ont été condamnées pour les mêmes faits à des peines de deux ans d’emprisonnement, dont un avec sursis probatoire, et placés en détention.

Source : Le Progrès

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