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Le débat sur les limites à la liberté d’expression revient avec force dans le pays alors que la liste des rappeurs, internautes ou anonymes poursuivis et condamnés pour des délits de blasphème, de lèse-majesté ou d’apologie du terrorisme ne cesse de s’allonger.

Lettre de Madrid. C’est un photomontage comique : celui d’un jeune homme qui a remplacé le visage du Christ par le sien, piercing dans le nez inclus. Une plaisanterie. Drôle peut-être. Sans intérêt, au pire. Pas de quoi fouetter un chat. Et pourtant, un tribunal de Jaen (Andalousie) a condamné, mercredi 7 février, le jeune homme de 24 ans qui en a eu l’idée, et avait publié son « œuvre » sur le réseau social Instagram en avril 2017, pour « offense aux sentiments religieux ».

Après une plainte de la confrérie de l’Amertume de Jaen, à qui l’image originale correspondait, il devra s’acquitter d’une amende de 480 euros. Il s’est déclaré coupable pour éviter une peine encore plus élevée, puisque le parquet demandait 2 160 euros, considérant qu’à travers la « honteuse manipulation du visage de l’image », il était possible d’apprécier « un mépris manifeste et une moquerie envers la confrérie dans le but d’offenser ». Une interprétation pour le moins osée.

L’affaire a provoqué une vague d’indignation en Espagne, où le débat sur les limites à la liberté d’expression est en train de devenir récurrent. Rappeurs, internautes et anonymes : la liste des poursuites et des condamnations sujettes à polémiques pour des délits de blasphème, de lèse-majesté, de haine ou d’apologie du terrorisme ne cesse de s’allonger…

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