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Deux ressortissants afghans de 29 ans, comparaissaient, ce mardi 28 juillet, devant le tribunal judiciaire de Lorient pour avoir séquestré et agressé sexuellement une femme le 30 mai à Pontivy.

Ce 30 mai, en soirée, en centre-ville de Pontivy. Plusieurs personnes voient une jeune femme sortir d’un immeuble rue de la Fontaine en criant : « J’ai été violée ». Deux hommes sortent de l’immeuble peu de temps après. Ils sont alors identifiés comme étant les agresseurs présumés. Poursuivis pour séquestration et agression sexuelle en réunion, les deux mis en cause comparaissaient libres, ce mardi 28 juillet, devant le tribunal judiciaire de Lorient.

Les deux prévenus contestent les faits qu’on leur reproche, malgré les différents témoignages : « J’étais gentil, j’ai tout fait pour qu’elle se sente à l’aise. Elle est montée et est partie de son plein gré. Je ne l’ai forcé à rien », explique l’un d’eux. Son acolyte ne l’aurait pas touché. « Je voulais juste l’aider ».

La version de la victime est tout autre : « Ce soir-là, j’allais acheter des cigarettes. Au retour, je suis passée devant un groupe de cinq personnes qui m’ont interpellée. Je n’ai pas prêté attention jusqu’à ce qu’un homme me suive. J’ai commencé à courir, je suis tombée. L’un d’eux a essayé de me relever avant que l’autre ne me saute dessus. Ils m’ont ensuite ceinturée pour me porter dans l’appartement de l’un d’eux, pas loin de chez moi. L’un a commencé à me tripoter et essayer de me déshabiller. L’autre a ensuite pris la relève. C’était à tour de rôle. J’ai ensuite réussi à me sauver en déverrouillant la porte d’entrée et me réfugier chez un ami voisin ».

Interdits de séjourner à Pontivy pendant cinq ans

Les deux ressortissants afghans, âgés de 29 ans, au casier judiciaire vierge, souffrent tous les deux d’une consommation d’alcool pathologique. « L’un refait l’histoire et explique que la victime est certainement dérangée tandis que l’autre croyait que son ami et la jeune femme étaient amis. Le plus grave, c’est le positionnement des prévenus qui nient à la victime son statut de victime », a expliqué le représentant du parquet qui a requis huit mois de prison dont quatre assortis de sursis probatoire et interdiction de paraître à Pontivy.

Le tribunal les a condamnés à huit mois de prison avec sursis avec interdiction de paraître et séjourner à Pontivy pendant cinq ans. Ils devront aussi verser à la victime (90 jours d’incapacité totale de travail) 1 500 € au titre de son préjudice moral et 135 € pour les frais médicaux.

Source letélégramme

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