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Depuis son accession à l’Élysée, Emmanuel Macron a délaissé cette France des Gilets jaunes ou la « diagonale du vide », comme le relèvent « Les Échos ».

En deux années et demie à la tête de l’État, Emmanuel Macron a régulièrement délaissé le palais de l’Élysée pour sillonner les routes de France à la rencontre de ses concitoyens. Les Échos, qui ont passé au crible les périples hexagonaux du chef de l’État, en ont dénombré 167 depuis le mois de mai 2017. Le quotidien économique a tiré un enseignement étonnant : malgré le contexte de forte contestation sociale, le président de la République s’est très peu rendu dans ce que les géographes appellent la « diagonale du vide », qui s’étend de la Meuse aux Landes. Ces territoires faiblement peuplés et qui perdent des habitants ont pourtant abondamment contribué à l’émergence du mouvement des Gilets jaunes.

Le nord de l’Hexagone choyé

Haute-Saône, Allier, Yonne, Nièvre, Cher, Creuse, Lozère… Ces territoires ont pour dénominateur commun de n’avoir jamais accueilli le locataire de l’Élysée. Ces terres rurales, où l’accès à la voiture est une problématique de taille, abritent nombre de Gilets jaunes. Le mouvement a en effet pris naissance dans la contestation de la hausse des taxes sur les carburants.

À l’inverse, Emmanuel Macron est prompt à se rendre dans le nord de la France. Son « itinérance mémorielle » en novembre 2018 l’a, par exemple, conduit à arpenter avec assiduité le Pas-de-Calais, le Nord et la Meuse. Il se rend régulièrement en Seine-Saint-Denis, un terrain de jeu apprécié d’Emmanuel Macron, à qui il reste encore un an et demi pour s’aventurer en terre Gilets jaunes.

Source : Le Point

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