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© AFP 2021 Guillaume Souvant

Pour sécuriser le secteur énergétique, le Président français envisage la construction de SMR, des centrales nucléaires modulaires nouvelle génération, relate Europe 1. Cette technologie est très prisée aux États-Unis et en Russie.

Pour l’avenir du secteur énergétique, Emmanuel Macron semble tabler sur la relance du secteur nucléaire.
D’après les informations d’Europe 1, mi-octobre, après six mois de réflexion, le chef de l’État s’apprête à annoncer un projet de construction de centrales nucléaires de type SMR (Small Modular Reactor), des installations avec des mini-réacteurs.
La puissance d’un SMR ne dépasse pas les 300 mégawatts, contre plus de 1.000 mégawatts pour les réacteurs nucléaires classiques. Ces mini réacteurs peuvent être regroupés pour augmenter la puissance. Leur construction reste relativement simple: ils sont fabriqués en série en usine puis transportés sur le lieu d’exploitation.
À ce stade, le projet existe uniquement sur le papier et le groupe EDF, censé produire ce type de réacteurs, compte se prononcer sur le sujet en 2022 au plus tôt, informe Europe 1.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dénombre une cinquantaine de projets de SMR dans le monde. La Russie, les États-Unis et la Chine sont des acteurs clés de la filière. Par exemple, en 2019, la Russie a mis en service une centrale nucléaire flottante dans une région d’extrême nord-est, la Tchoukotka.

Réacteur nucléaire français Nuward

Par ailleurs, depuis 2019, EDF développe avec Naval Group, TechnicAtome et le Commissariat à l’énergie atomique un projet de réacteur SMR baptisé Nuward et censé être « le plus compact du marché ». Cette centrale nucléaire sera destinée à l’exportation à l’horizon 2030, et son but principal sera le remplacement des centrales à charbon, très émettrices de CO2.

En mai 2021, lors d’une assemblée générale, le PDG d’EDF Jean-Bernard Levy a fait savoir que la construction d’un SMR en France est également un enjeu important. « Pour donner à ce produit [Nuward] toutes ses chances sur ses marchés cibles à l’extérieur de la France, nous proposons que la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie prévoie la construction d’un premier SMR en France », a-t-il indiqué, sans donner plus de détails.

Le nucléaire, enjeu important de la présidentielle 2022

Le nucléaire s’est déjà s’invité dans la précampagne, surtout dans le contexte de la hausse des prix de l’énergie. Si l’écologiste Yannick Jadot prévoit de sortir du nucléaire en une vingtaine d’années, et le candidat La France insoumise Jean-Luc Mélenchon partage cette vision, le quasi-candidat Éric Zemmour, par contre, fait savoir qu’il est favorable à la relance nucléaire.
Valérie Pécresse, l’une des candidats de la droite, elle aussi, veut revenir sur le programme de fermeture anticipée des réacteurs en pointant l’importance de la construction des nouveaux réacteurs EPR et le développement de réacteur de quatrième génération Astrid.

Source : Sputnik

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