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Richard Berry : « Je n’ai jamais eu de relations déplacées ou incestueuses »

INFO LE POINT. Le célèbre comédien réagit à la plainte de sa fille, Coline Berry, 45 ans, qui l’accuse d’avoir abusé d’elle alors qu’elle était mineure.

Coline Hiegel Berry, 45 ans, a, selon nos informations, déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris. Elle accuse son père, Richard Berry, le célèbre comédien, de faits incestueux alors qu’elle était encore mineure. La plaignante n’a pu être jointe à l’heure de la publication de cet article, mais sa mère, la comédienne Catherine Hiegel, l’assure de son « soutien » : « Je suis aux côtés de ma fille », affirme-t-elle au Point.

Le parquet de Paris s’est pour le moment refusé à tout commentaire. Selon nos informations, la Brigade de protection des mineurs (BPM) est saisie et la plaignante devrait être auditionnée dans les prochains jours, même si les faits apparaissent prescrits. Richard Berry, lui, dément totalement les faits dans un long message publié sur les réseaux sociaux, que nous reproduisons ci-dessous.

« Je m’adresse à vous aujourd’hui »

« Je m’adresse à vous aujourd’hui parce que je suis face à une situation parmi les plus douloureuses qui soient pour un homme, et pour un père. Il y a quarante-cinq ans naissait ma fille Coline. Alors qu’elle avait deux ans, sa mère et moi nous sommes séparés dans des conditions très conflictuelles.

Je m’occupais de Coline le dimanche, chez mes parents d’abord, puis le week-end avec ma compagne, à l’époque Jeane Manson, et sa fille du même âge. J’ai été un père trop jeune, trop absent, mais aimant, et respectueux de ma fille. Il y a sept ans, alors que j’annonçais à ma famille que ma femme et moi attendions un enfant, Coline, elle-même enceinte, a réagi avec une violence extrême, puis, dans un mail envoyé à ma femme, elle a pour la première fois fait allusion au fait qu’elle aurait été « abusée ».

« Son récit a évolué avec le temps »

Son récit a évolué avec le temps. Il a été démenti, renouvelé et enrichi par elle au gré des interlocuteurs, ou de l’actualité. Pendant des années, j’ai tenté de lui parler, de mettre un terme à ses mensonges, de comprendre ce dont elle avait besoin, sans succès. Je m’en suis ouvert à des psychiatres, à ma famille, à mes amis.

Après la parution du témoignage de Camille Kouchner, ma fille a remanié à nouveau son récit. Elle a d’abord contacté des journalistes au début du mois de janvier, puis elle a déposé une plainte. Dès que j’ai appris que cette démarche judiciaire avait été engagée, j’ai immédiatement fait écrire au procureur de Paris pour lui demander, malgré la prescription, qu’une enquête approfondie soit diligentée pour que la vérité soit définitivement établie.

Je démens de toutes mes forces et sans ambiguïté ces accusations immondes. Je n’ai jamais eu de relations déplacées ou incestueuses avec Coline ni avec aucun de mes enfants. Ces allégations sont fausses. Même répétées cent fois, par voie de presse ou par tout autre moyen, elles ne sont rien d’autre qu’un mensonge.

« Rien de tout cela n’a existé »

L’ensemble des témoins de l’époque qui ont partagé notre vie et nos moments communs sont formels : rien de tout cela n’a existé.

Pourquoi ma fille m’accuse-t-elle de gestes que je n’ai pas commis ? Pourquoi va-t-elle au bout de cette folie destructrice ? J’aimerais comprendre sa souffrance. J’ai été présent peut-être trop peu, ou trop tard. Je ne sais pas si cela peut expliquer quoi que ce soit.

Au-delà de la peine immense et du choc que je ressens, il appartient désormais à la justice d’établir les faits. »

Source Le Point

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