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Sibeth Ndiaye.

Pour répondre au «sentiment d’injustice» perçu lors du grand débat, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a exposé les pistes envisagées par le gouvernement. Des solutions particulièrement éloignées des revendications des Gilets jaunes.

Dans un entretien accordé au Parisien le 6 avril, la nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye n’a pas hésité à lancer des promesses pour le moins ambitieuses sur les réponses que pourrait apporter l’exécutif au grand débat national d’Emmanuel Macron.

«Après ce grand débat, rien ne sera comme avant. Les gens ont besoin d’être beaucoup plus associés aux décisions. Il y a aussi un sentiment d’injustice, en matière fiscale, notamment, et il faudra aussi qu’on y réponde», a-t-elle ainsi fait valoir. Une mission qui s’annonce particulièrement délicate, quand, d’après un sondage réalisé par l’institut Elabe, seulement 6 % des Français pensent que l’initiative d’Emmanuel Macron est un réel succès.

Et ce d’autant que la porte-parole du gouvernement n’a évoqué aucune piste susceptible de calmer la colère des Gilets jaunes. Au contraire, elle a même réaffirmé l’objectif de «120 000 suppressions de postes» dans la fonction publique. «On dépense trop d’argent public, ce qui génère de la dette», a-t-elle déclaré pour justifier cette mesure. Pour mieux la défendre, elle a par ailleurs expliqué que cette disposition serait prise en faisant en sorte que les fonctionnaires «soient utiles au plus près des gens».

Seule éclaircie à l’horizon, Sibeth Ndiaye a assuré que le gouvernement n’avait pas l’intention de rétablir la taxe carbone, un des éléments déclencheurs de la crise des Gilets jaunes. Mais elle a immédiatement précisé qu’il faudrait trouver «d’autres solutions pour créer un consensus et lutter contre le réchauffement climatique».

Quant aux sujets du grand âge et de la dépendance, qui ont émergé dans le grand débat d’Emmanuel Macron, la porte-parole du gouvernement a affirmé que l’exécutif réfléchissait à plusieurs options en matière de financement. A savoir un nouvel impôt, un jour de congé en moins, ou encore le recul de l’âge de la retraite. Et d’ajouter : «Tant que le président ne s’est pas prononcé à l’issue du grand débat, toutes ces options sont sur la table.»

L’avenir dira si ces solutions sauront répondre au «sentiment d’injustice» évoqué par l’ancienne conseillère en communication de l’Elysée.

Source : RT France

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