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L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, convaincu de sa popularité chez les jeunes issus de l’immigration, veut se lancer en politique, selon « L’Opinion ».

Alexandre Benalla pourrait bien décider d’étoffer encore un peu plus son personnage. Ancien collaborateur de l’Élysée, garde du corps, apprenti scout, chef d’entreprise et… bientôt maire ? Selon L’Opinion, il envisage de se lancer à l’assaut d’une commune en Seine-Saint-Denis, à l’occasion des élections municipales de mars 2020.

C’est un nouveau pas de côté, loin de la direction qu’il semblait, publiquement, vouloir donner à sa carrière. Après avoir lancé son entreprise Comya, spécialisée dans le conseil en sécurité, et voyagé en Afrique à plusieurs reprises, voilà désormais qu’Alexandre Benalla réfléchirait à se lancer en politique. Habitué à rester dans l’ombre des élus, de Montebourg à Macron, le natif d’Évreux pourrait animer les municipales 2020 en Seine-Saint-Denis.

« Énormément de soutien des Français »

Le principal argument derrière sa candidature ? L’homme passé à la lumière après le 1er mai 2018 le trouve dans la rue. Là où il estime être maltraité par les médias, les Français lui réserveraient quant à eux un accueil bien différent. « Je reçois énormément de soutien des Français, les gens sont sympathiques, font des selfies, me disent que j’ai eu raison le 1er mai 2018 d’agir en citoyen face aux casseurs », revendique-t-il ainsi sur Twitter ce mardi.

Un phénomène qui serait selon lui particulièrement visible à la Courneuve ou à Aulnay dans le département de la Seine-Saint-Denis. « Les jeunes de la troisième ou de la quatrième génération sont libéraux-sociaux : ils veulent s’en sortir, gagner de l’argent et, en même temps, ils ont la fibre sociale, car ils ont conscience que leurs parents et grands-parents ont bénéficié des aides qui leur permettent aujourd’hui d’entreprendre et de commencer à s’émanciper. Et paradoxalement, ils sont très à cheval sur les valeurs familiales, les figures paternelle et maternelle sont très importantes, l’ordre et l’autorité aussi », confie-t-il à L’Opinion. C’est sur la ville de Saint-Denis qu’il pourrait jeter son dévolu. Laurent Russier, le maire communiste de la commune, est prévenu.

Source : Le Point

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