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Le Figaro

Régionales et départementales : des sénateurs proposent le retour au vote par correspondance

Le sénateur PS des Landes et politologue Eric Kerrouche suggère de revenir, en temps de crise sanitaire, à cette pratique écartée depuis 1975.

Le vote par correspondance revient sur le devant de la scène. Écartée en 1975 en raison de nombreuses fraudes, au profit du vote par procuration, cette pratique pourrait renaître par le biais de la crise sanitaire. Déjà en juin dernier, juste avant les municipales, des amendements LR et PS avaient été déposés en ce sens. La possibilité de la double procuration avait été adoptée. Pas le vote par correspondance, les délais ayant été jugés trop serrés pour le permettre.

« Un vote par correspondance sous pli fermé »

Cet automne, alors que l’épidémie reprend, des sénateurs PS reviennent à la charge en vue des régionales et des départementales prévues en mars prochain. Un amendement est étudié ce mardi après-midi dans le cadre de l’étude du texte sur la prorogation de l’état d’urgence. Il propose dans certains cas fixés, « un vote par correspondance sous pli fermé, dans des conditions permettant d’assurer le secret du vote et la sincérité du scrutin ». Rapporteur du texte et membre de la commission des lois, le sénateur LR Philippe Bas considère cet amendement avec intérêt. Lui-même, entre les deux tours des municipales, s’était adressé à l’exécutif pour lui demander de favoriser l’exercice du droit de vote en citant, entre autres, le vote par correspondance comme d’ailleurs le vote électronique.

Un vote mis en place en un mois en Allemagne

Auteur de l’amendement, le sénateur PS Eric Kerrouche explique que « de nombreux pays ont mis en place cette solution et qu’elle progresse aujourd’hui dans le contexte de la crise sanitaire ». Outre les USA ou l’Australie, le politologue, chercheur au Cevipof, cite l’Allemagne « où la possibilité a été mise en place sans problème en raison du Coronavirus, sous un délai d’un mois ». « Avec, ajoute-t-il, des taux de participations supérieurs à la moyenne habituelle ».

Face à cette proposition, certains avancent l’argument de la fraude. Un sujet d’ailleurs sensible à l’heure où les États-Unis sont invités à voter. Le camp républicain s’est largement saisi de cet argument. Mais l’argument ressemble surtout à une manœuvre politique. Eric Kerrouche souligne en réponse que « la possibilité de sécurisation est sans commune mesure par rapport à ce qu’elle était en France dans les années 70 » et que « la question technique de la fraude est une mauvaise question ». À l’appui, une étude de l’université de Stanford, indiquant que le vote par correspondance, au moins aux États-Unis, ne favorise aucun camp. « Honnêtement, insiste Kerrouche, si vous voulez frauder, il est aussi possible de le faire dans les votes physiques ».

« Je ne comprends pas les atermoiements de l’exécutif »

Aujourd’hui, à moins de six mois des élections régionales et départementales, en pleine reprise de la crise sanitaire et alors que l’Élysée s’interroge sur un possible report de ces élections, Eric Kerrouche ne comprend pas que cette solution ne soit pas envisagée : « Je ne comprends pas les atermoiements de l’exécutif alors même que Christophe Castaner, avant l’été, lorsqu’il était encore ministre de l’Intérieur, nous a dit considérer l’hypothèse avec sérieux ». « On a l’impression que cette possibilité leur semble périphérique, ajoute Eric Kerrouche, alors qu’elle fait se conjuguer les exigences démocratiques et les sanitaires. »

Source Le Figaro

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