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Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, le 16 juillet 2020 // Capture Europe 1

Accusé de viol, le ministre de l’Intérieur voit des « raisons politiques » pour « affaiblir le gouvernement du président de la République ».

La pression se fait de plus en plus forte autour de lui. Après des manifestations féministes, ce sont les politiques de l’opposition qui estiment que la nomination de Gérald Darmanin place Beauvau est problématique, trois ans après le mouvement #MeToo et en raison des éléments du dossier qui sont sortis dans la presse.

Ce 16 juillet, au lendemain de la déclaration de politique générale de Jean Castex à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur était l’invité d’Europe1. Interrogé sur la plainte pour viol qui pèse sur lui alors que les investigations ont repris en juin, il a répondu: “Le Président de la République, je pense, ne m’aurait pas nommé au gouvernement depuis trois ans et singulièrement à l’Intérieur, s’il ne faisait pas confiance à ses ministres”.

“Je fais l’objet d’une calomnie”

“Je fais l’objet d’une calomnie. Je ne souhaite à personne d’être accusé à tort. Et je ne souhaite même pas à mon pire ennemi d’être victime de la chasse à l’homme dont je suis l’objet. Ça fait depuis trois ans qu’il y a eu trois décisions de justice qui ont conclu à une absence totale d’infraction”, poursuit-il.

“Raisons politiques”

Selon l’ancien LR, ce serait “pour des raisons politiques” qu’on essaie “d’affaiblir le gouvernement du président de la République”. “Je le remercie ainsi que le Premier ministre, la majorité et y compris des personnalités de l’opposition pour voir que, dans cette chasse à l’homme, il y a une grande injustice”, affirme le ministre.

“Je répondrai à toutes les sollicitations Je répondrai à toutes les convocations de tous les juges et de tous les procureurs s’il le faut, il n’y a aucun problème”, promet-il. “Mais je me demande, de temps en temps, si on se rend compte de ce que l’on fait de l’honneur de quelqu’un”.

Source : Huffingtonpost

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