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© AP Photo / Gonzalo Fuentes

Le Premier ministre a tracé un parallèle entre l’anonymat sur les réseaux sociaux, où beaucoup sont victimes d’insultes, et le régime de Vichy, où «personne ne sait qui c’est». Selon lui, c’est un des sujets à aborder, tout comme la circulation d’intox suscitée en partie par la perte de confiance envers les pouvoirs publics, selon Jean Castex.

Interrogé au sujet de la prolifération de fausses informations sur le Net, le Premier ministre a comparé l’anonymat des réseaux sociaux au régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale.

«Il y a quelque chose de choquant, c’est l’anonymat. On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. Dans ces conditions, les réseaux sociaux c’est le régime de Vichy: personne ne sait qui c’est!», a déclaré Jean Castex dans une interview accordée au Parisien, la veille de son discours à l’Assemblée nationale.

Selon lui, la circulation de fausses informations et le complotisme peuvent être expliqués par l’absence de confiance d’une partie de la société française en les pouvoirs publics. «Un pays où depuis des années la confiance s’émousse est une société qui vit mal», indique-t-il.

Quid des solutions?

À propos de la perte de crédibilité du gouvernement aux yeux de certains, le Premier ministre a affirmé que sa «modeste contribution sera justement d’essayer de restaurer la confiance», avant d’ajouter qu’il est nécessaire de «se concentrer sur l’exécution de nos engagements et [d’]être très pédagogiques». En revenant sur la haine sur les réseaux sociaux, il a mis en exergue l’importance du problème sans proposer de mesures claires:

«Personnellement je pense qu’il faudrait réglementer un peu tout cela. Pour autant, pourrais-je le faire maintenant? Ce n’est pas certain», a-t-il conclu avant de proclamer sa «priorité absolue» concernant la lutte contre le chômage pour relancer l’économie.

Lois relatives au sujet

En juin dernier, la loi Avia contre la haine en ligne a été censurée par le Conseil constitutionnel. L’institution a jugé que certaines obligations peuvent porter atteinte à la liberté d’expression et de communication. Le projet de loi prévoyait que les réseaux sociaux et plateformes Internet retirent «tout contenu comportant manifestement une incitation à la haine ou une injure discriminatoire à raison de la race, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap».

Quant à la loi contre les fake news, elle a été validée par le Conseil constitutionnel en 2018. La loi est censée lutter contre la propagation des fausses nouvelles sur Internet en période électorale. Seules les plateformes ayant plus de cinq millions de visiteurs uniques par mois ou celles qui touchent 100 euros hors taxes par campagne publicitaire sont concernées.

Source : Sputnik France

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