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JEAN-VINCENT PLACE – Alors qu’il a défrayé la chronique après un incident dans un bar en étant fortement alcoolisé, Jean-Vincent Placé a présenté ses excuses dans Paris Match, sans pouvoir « cacher quelques sanglots ».

[Mis à jour le 11 avril 2018 à 11h28] Une semaine après l’incident du bar de la rue Princesse, dans le VIe arrondissement de Paris, Jean-Vincent Placé s’est exprimé auprès de Paris Match. D’emblée, il avoue son « alcoolisme », en disant « assmuer le mot ». En tout, il aura passé 37 heures en garde à vue. De longs moments qui lui ont qui lui accordé « le temps de réfléchir ». « J’ai réalisé que, dans les derniers mois, j’avais bu excessivement en diverses circonstances », confie-t-il. Mais s’il s’excuse, allant jusqu’à verser quelques larmes lorsqu’il évoquera son enfance difficile lors de son arrivée en France à sept ans, il a tenu à faire connaître sa version des faits. « Une chose est de boire trop, une autre d’être pris pour un pervers et un raciste. Je n’ai jamais insulté cette jeune femme. Elle l’a confirmé lors de la confrontation », explique-t-il, faisant référence à la version du videur (voir plus bas).

Jean-Vincent Placé : « J’ai honte, je vais me soigner »

Et de poursuivre : « Je n’ai jamais proféré d’insultes racistes. Encore moins avec ce videur qui se fait appeler Vladimir et se prétend serbe. Lui m’a mis une gifle, mes lunettes sont tombées, elles se sont cassées en deux. L’outrage aux policiers est à replacer dans ce contexte d’énervement ». Quoi qu’il en soit, Jean-Vincent Placé le dit sans ambages et promet : « J’ai honte, je vais me soigner ». Jean-Vincent Placé va passer devant un juge pour les faits qui lui sont reprochés, datant de la nuit du 4 au 5 avril.alcoolisme

Après sa garde à vue au commissariat du Ve arrondissement de Paris, Jean-Vincent Placé avait été déféré devant le palais de justice, où le magistrat à qui il a été présenté avait décidé de son renvoi en correctionnelle. Le jugement est prévu pour le 11 juillet prochain devant le tribunal. Trois chefs d’inculpation ont été retenus pour juger Jean-Vincent Placé : « violences volontaires commises sous l’empire d’un état alcoolique n’ayant pas entraîné d’incapacité », « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

La soirée agitée de Jean-Vincent Placé : rappel des faits présumés

Ce mercredi 4 avril au soir, Jean-Vincent Placé se trouvait avec un ami sénateur à La Piscine, un bar du VIe arrondissement de Paris. Visiblement ivre, l’homme politique d’origine coréenne aurait d’abord importuné plusieurs jeunes femmes, dont une à qui il aurait proposé de danser avec son accompagnateur contre une rémunération. Selon le magazine Le Point, l’ancien sénateur de l’Essonne, manifestement remonté après le refus catégorique de la jeune femme, lui aurait alors tenu le bras et l’aurait poussée vers son ami, le tout en lui lançant un « sale pute, tu ne mérites que ça ».

La victime serait allée se plaindre auprès de l’agent de sécurité de l’établissement, qui a raconté sa version des faits à RTL. Selon lui, Jean-Vincent Placé « était en train de draguer une mineure de 17-18 ans en lui disant ‘tiens, danse avec mon pote sénateur, je te paye si tu veux’. (…) La petite était choquée », témoigne-t-il. Et d’ajouter : « Je l’ai pris par le col, je l’ai sorti, et là [il m’a dit] ‘me touche pas, tu sais pas combien ça coûte ma veste, c’est le prix de ce que tu peux gagner dans ton pays’. (…) C’est ignoble ».

Insultes racistes, « coup de boule », quand la soirée de Jean-Vincent Placé dérape

Lors de l’intervention du premier policier arrivé sur les lieux, Jean-Vincent Placé serait sorti de ses gonds et aurait lancé, au portier du bar ou au policier – les versions divergent : « Nous ne sommes pas au Maghreb ici. Tu ne sais pas qui je suis. Je vais te renvoyer en Afrique moi tu vas voir ». Il aurait ensuite menacé son interlocuteur de faire jouer ses « connaissances » pour le « renvoyer dans son pays », écrit le Point. A force « d’emmerder le monde » selon les propos d’un témoin rapportés par Libération, Jean-Vincent Placé aurait fini par se prendre « gifle de légionnaire ».

Visiblement peu échaudé par cette remontrance, il aurait lancé au responsable de sécurité du bar : « Tu veux que je te mette un coup de boule ? ». Finalement exfiltré de l’établissement par les services de police, l’homme de 50 ans aurait tenté de pénétrer à nouveau dans le bar. « Espèce de tocard, qu’est-ce que t’as », aurait-il alors dit au policier qui l’en empêchait. « Ils arrivent quand les connards ? », aurait ensuite déclaré Jean-Vincent Placé en attendant l’arrivée de renfort policier.

Le président de l’Union des démocrates et des écologistes aurait exigé la venue d’un haut gradé, alors qu’il s’était présenté comme un « ministre français » selon le Parisien (il ne fait plus partie du gouvernement depuis mai 2017). Outre son placement en garde à vue puis son passage devant un magistrat ce vendredi, Jean-Vincent Placé fait également l’objet d’une plainte pour « insulte à agent » de la part de l’un des policiers.

Un tweet prémonitoire de la part de Jean-Vincent Placé ?

Lors de son transport vers l’hôtel de police, Jean-Vincent Placé aurait soutenu, selon Le Point, avoir reçu un coup de poing de la part d’un individu se trouvant dans le bar et se revendiquant de l’extrême-droite, sans que la police ne constate de trace d’une éventuelle agression sur son visage. L’hebdomadaire ajoute que l’ami qui accompagnait Jean-Vincent Placé lors de cette soirée est un sénateur du groupe Union centriste. Il aurait été « très respectueux » et aurait tout de suite confié aux policiers que son ami avait « trop bu ». Des précisions ont été apportées sur la garde à vue de Jean-Vincent Placé. On sait désormais qu’il a été confronté avec la jeune femme qu’il aurait insultée de « sale pute », face au refus de celle-ci de procéder à une danse contre rémunération.

Jean-Vincent Placé aurait été fortement alcoolisé au moment des faits, son taux d’alcoolémie aurait atteint les 1,16 g ou 2,32 g, selon les sources. Plusieurs twittos ont d’ailleurs remarqué un étrange retweet qu’a effectué Jean-Vincent Placé il y a quelques jours et qui prend un sens différend aujourd’hui. L’auteur du tweet en question évoque son abstention pour la consommation d’alcool, dont elle ressent les bénéfices pour sa santé mais qui l' »emmerde prodigieusement ».

Jean-Vincent Placé : des antécédents avec la presse à scandale

Ce n’est pas la première fois que Jean-Vincent Placé fait la une de l’actualité en dehors du terrain politique. En 2013, il avait été contraint de régler plus de 18 000 euros d’amendes impayées, qui faisaient suite à une centaine d’infractions routières. C’est la région Ile-de-France, dont il a été vice-président, qui avait exigé de lui qu’il régularise sa situation. S’il avait déclaré « assumer » cette erreur, il avait indiqué, pour sa défense, ne pas être « un homme de chiffres ».

L’ancien sénateur de l’Essonne s’est aussi fait remarquer plus récemment, en 2016, au Masters de tennis de Paris-Bercy. Alors dans le public, il avait perturbé le bon déroulement du match en bavardant et l’un des deux joueurs, Stan Wawrinka, ne s’était pas privé pour le recadrer. « Oh ! Ça te dérange pas qu’on joue un match ? Non mais sérieux, il est minuit, si tu n’as pas envie de voir, tu rentres ! », lui avait alors lancé le joueur suisse depuis le court.

Enfin, Jean-Vincent Placé avait également fait parler de lui en septembre dernier, mais cette fois bien malgré lui. L’ancien sénateur avait été victime d’une tentative de vol à l’arraché, deux hommes ayant tenté de lui dérober sa montre et l’ayant frappé au niveau du cou et de la lèvre. Après cette agression violente, il avait annoncé vouloir prendre du recul et ne s’était pas présenté aux sénatoriales.

SOURCE linternaute

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