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French President Emmanuel Macron adjusts his tie upon his arrival for a visit in Maripasoula, part of his trip to French Guiana, on October 26, 2017. Picture taken October 26, 2017. REUTERS/Alain Jocard/Pool

Sur la forêt amazonienne, s’il est légitime de s’inquiéter des incendies et de la déforestation touchant le Brésil, la France est loin d’être un bon élève en matière de protection de la forêt tropicale.

Depuis des années, policiers, gendarmes et militaires assistent impuissants au saccage de notre forêt en Guyane, faute de moyens et de réponses pénales adaptées.

Depuis 2003, quelques 29.000 hectares de forêt ont été détruits à cause de l’orpaillage, légal ou illégal, selon des chiffres officiels de l’ONF, décompte probablement très en-dessous de la réalité.

La France critique le président brésilien Bolsonaro de ne pas se donner les moyens de lutter contre la déforestation. Certes. Mais côté Français, que faisons-nous ?

Seulement 500 soldats, gendarmes, douaniers, policiers ou gardes forestiers sont déployés en Guyane française pour lutter contre l’orpaillage illégal alors qu’au moins 10.000 orpailleurs clandestins sévissent quotidiennement.

En 2018, 1.323 patrouilles ont mis à jour 765 sites clandestins. 26 millions d’euros de matériel et d’avoirs criminels ont été saisis la même année. Une goutte d’eau dans la mer..

Dans le cadre de l’opération Harpie, lors de la dernière mission de survol du parc fin janvier 2019, quelques 132 sites aurifères illégaux ont été identifiés, soit dix de plus que lors de la précédente mission aérienne en août 2018.

Il s’agit de l’un des chiffres les plus élevés des onze dernières années.. Avant d’avoir la prétention de sauver la forêt au Brésil, il faudrait commencer par protéger la nôtre..

Le président Macron connait d’ailleurs parfaitement le dossier puisqu’il s’était personnellement rendu en octobre 2017 en Guyane à Maripasoula pour constater les dégâts..

Sur le dossier iranien, la France, pays autoproclamé des droits de l’homme, occulte le réel au nom des intérêts supérieurs du business des grandes entreprises du CAC40.

Pour signer des contrats et faire des affaires en Iran, la France oublie de rappeler ce que la dictature des Mollahs fait subir quotidiennement à son peuple. Pendaisons des homosexuels, y compris mineurs, persécutions des opposants politiques, déstabilisation de la région par des actions terroristes..

Doit-on rappeler que l’Iran a perpétré sur le sol Français, rue de Rennes à Paris, un attentat le 17 septembre 1989 ayant coûté la vie à sept de nos compatriotes ? Nos collègues de l’époque chargés de l’enquête et des avis de décès aux familles, eux, n’oublient pas..

Les stratégies fumeuses de la diplomatie française ont été jusqu’à assurer l’impunité de certains terroristes. Ainsi, 37 ans après les faits, l’ancien patron du renseignement français, Yves Bonnet, a reconnu devant un juge avoir passé un accord avec le groupe terroriste palestinien, responsable de l’attentat de la rue des Rosiers à Paris en 1982, ayant fait 6 morts et 22 blessés..

En 2015, le juge français antiterroriste Marc Trévidic avait délivré des mandats d’arrêt internationaux contre quatre des auteurs présumés de l’attentat de 1982, sans toutefois obtenir leur extradition.. Il est plus facile de recouvrir les contraventions routières que d’aller chercher les terroristes..

Source : france-police.org

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