PARTAGER

Ruffin : « Macron met son savoir au service de l’argent depuis 20 ans »

À l’occasion de la sortie de son nouveau livre dans lequel il cible Emmanuel Macron, le député LFI a répondu aux questions de Thierry Ardisson sur C8.

Les points communs entre François Ruffin et Emmanuel Macron sont nombreux : ils naissent tous les deux à Amiens, sont scolarisés (pas en même temps) à La Providence, un établissement catholique jésuite où le président a rencontré Brigitte Macron alors qu’il avait 15 ans et elle 39. Selon Thierry Ardisson, l’un a tout, l’autre n’a rien. « Je ne me décris pas comme ça. J’appartiens à la classe intermédiaire. Mes parents m’ont donné une éducation. Je sais tout ce que je dois à plein de gens et jamais je ne me dirai que je me suis fait tout seul », déclare François Ruffin, invité des Terriens du samedi, sur C8. Il est fier de faire partie de cette classe qui selon lui doit faire des choix. « On lui fournit des armes, qui sont l’éducation, la culture. J’ai fait le choix de mettre mon savoir, mes connaissances, mes lectures, ma culture, au service des gens. Et je considère qu’Emmanuel Macron, depuis 20 ans, les a mis au service de l’argent. »

« C’est pas en menant cette tension que l’on apaise le pays »

Dans un livre publié aux éditions Arènes, Ce pays que tu ne connais pas, il écrit, en parlant de Macron, « Votre tête ne me revient pas, vos mines pour catalogues des 3 Suisses, vos traits réguliers, le nez droit, la mâchoire carrée ». C’est pourquoi Thierry Ardisson lui demande si son désamour envers Emmanuel Macron est même physique. « Tout d’abord j’ai écrit un livre en ne me demandant pas si j’allais gagner 3 % dans les sondages. Dans ce livre j’ai également fait mon autoportrait qui n’est guère plus flatteur. Je propose des portraits avec une subjectivité. Emmanuel Macron, il porte quelque chose d’une classe dès que son inconscient parle (…) notre physique porte quelque chose de la classe à laquelle nous appartenons. Il y a des traits de classe dans le portrait d’Emmanuel Macron. »

Toujours sur C8, dans Les Terriens du samedi, le député de La France insoumise énumère ce qu’il ferait à la place du président de la République avec la fin du grand débat. « Je vois qu’il y a une demande sociale : TVA à 0 % sur les produits de première nécessité ; je vois une demande fiscale : remettre l’impôt sur la fortune ; je vois une demande démocratique : le référendum d’initiative citoyenne ; et je vois une demande de justice : l’amnistie des Gilets jaunes. Si jamais on veut dénouer la crise et continuer de vivre ensemble, il faut avoir des discussions réelles. Or là, devant ces quatre demandes, la réponse du gouvernement c’est « pas question ». C’est pas en menant cette tension que l’on apaise le pays », conclut-il.

Source : Le Point

La bibliothèque de Tepa

Livres à lire sur le sujet. Soutenez financièrement l’action de Patriote Info en achetant l’un des livres de sa bibliothèque.

Publicité
loading...