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Qui pour succéder à Hollande ? Pour sa 16e édition, le Press Club de France désigne ce mardi le lauréat du prix de l’humour politique, relate le « JDD ».

La barre est placée haut. En 2017, c’est François Hollande qui avait raflé le prix de l’humour politique pour l’ensemble de son œuvre. Connu de tous, le sens de l’humour de l’ancien président lui avait permis de monter sur la première marche du podium sans trop de difficulté. Le redoutable compétiteur aujourd’hui écarté, la voie est libre pour les petits nouveaux du cru 2018, dont le sort se trouve désormais entre les mains du Press Club de France. La breloque d’or sera remise à l’heureux élu mardi 9 avril lors d’une soirée animée par Nelson Montfort à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), rapportent nos confrères du Journal du dimanche. Et à quelques heures du dénouement de la 16e édition de ce prix atypique, l’occasion est idéale pour se livrer à un examen minutieux des forces en présence.

Premier constat : La République en marche (LREM) a toutes les chances de l’emporter, tant elle dispose de candidats. Parmi eux, le Premier ministre. Son fait d’armes  ? Avoir répondu du tac au tac à un visiteur qui lui demandait si «  tout remontait à Matignon  » : «  Non, seulement les emmerdes.  » Benjamin Griveaux à quant à lui fait mouche en commentant avec humour l’intrusion de Gilets jaunes dans son ministère le 5 janvier 2019 : «  On a eu un début d’année assez rock’n roll ; moi j’ai eu une journée porte ouverte.  »

«  Mesdames et messieurs les retraités…  »

Certains membres de la majorité présidentielle se trouvent cependant en lice, non pas grâce à leur vivacité d’esprit, mais en raison d’une bourde. Ce n’est pas Gilles Le Gendre qui dira le contraire. Le président du groupe LREM à l’Assemblée est nommé pour avoir lâché en décembre 2018 devant les caméras de Public Sénat que les marcheurs avaient «  probablement été trop intelligents, trop subtils  » sur la question du pouvoir d’achat. Toujours du côté de la Macronie, Agnès Buzyn a également de bonnes chances de soulever le prix. La ministre de la Santé avait provoqué l’hilarité des députés grâce à un lapsus magistral prononcé dans l’hémycile en mars 2018 : «  Monsieur le Président, mesdames et messieurs les retraités…  »

Les socialistes ne sont pas en reste et pourraient permettre au parti à la rose de conserver son prix, un an après la victoire sans appel de François Hollande. Ainsi, Ségolène Royal est nommée pour sa déclaration de décembre 2018, quand elle avait dit que «  la France n’aurait pas subi ça si [elle avait] été aux commandes  ». Le PS maximise ces chances grâce au tacle cinglant d’Emmanuel Maurel à l’encontre du premier secrétaire du parti. «  Pour savoir où est Olivier Faure, suivez les sifflets  », avait cinglé l’ancien candidat à la primaire de la gauche.

«  Si Wauquiez ne parvient pas à se montrer aussi intelligent qu’il l’est, il n’y arrivera pas  »

Qu’Olivier Faure se rassure, le leader des Républicains n’est pas à l’abri non plus des foudres de son propre clan. Bruno Retailleau représentera d’ailleurs les chances de LR ce mardi grâce à son soutien glacial au patron de sa famille politique. «  Si Wauquiez ne parvient pas à se montrer aussi intelligent qu’il l’est, il n’y arrivera pas  », avait lâché l’ancien soutien de François Fillon au JDD le 24 juin 2018.

Ces petites phrases promettent une soirée truculente. Peut-être moins pour le futur lauréat, qui se passerait bien d’un tel trophée.

Source : Le Point

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