PARTAGER
La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté est chargée de défendre les droits des détenus. // Photo d’illustration JOEL SAGET / AFP

Dominique Simonnot publie chaque semaine une chronique judiciaire intitulée « Coups de barre » dans l’hebdomadaire satirique.

La chroniqueuse judiciaire du Canard enchaîné Dominique Simonnot a été nommée lundi par Emmanuel Macron au poste de Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, chargée de défendre les droits des détenus, a annoncé l’Élysée.

Le poste était vacant depuis le départ à la mi-juillet d’Adeline Hazan, qui a occupé pendant six ans la direction de cette autorité administrative indépendante. Le contrôleur général des prisons (CGLPL) est chargé de veiller au respect des droits fondamentaux dans les lieux de privation de liberté. Il peut notamment être saisi par des détenus ou leurs proches.

Ancienne éducatrice au sein de l’administration pénitentiaire

Âgée de 68 ans, Dominique Simonnot a été journaliste au quotidien Libération avant de rejoindre l’hebdomadaire satirique en 2006 où elle publie chaque semaine une chronique judiciaire intitulée « Coups de barre », en suivant en particulier les audiences de comparution immédiate. Elle a publié plusieurs livres sur la justice.

Avant de devenir journaliste, elle avait travaillé au sein de l’administration pénitentiaire comme éducatrice. Le Canard enchaîné a récemment révélé qu’une conversation téléphonique entre Dominique Simonnot et un magistrat avait été écoutée et retranscrite en 2014 dans le cadre de l’affaire dite «Paul Bismuth», visant Nicolas Sarkozy et son avocat pour des soupçons de corruption d’un haut magistrat, Gilbert Azibert. Le procès de cette affaire est prévu à Paris à partir du 23 novembre.

Sous le mandat d’Adeline Hazan, la CGLPL a effectué 900 visites d’établissements, dont 164 hôpitaux psychiatriques et 149 prisons. La vacance du poste depuis la mi-juillet avait suscité des critiques dans le milieu judiciaire et politique.

L’Élysée précise que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont été « saisis du projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution ».

Source : La Voix du Nord

Publicité